Un garçon impossible

Publié le par Laetitia BERANGER

Une pièce de Petter S. Rosenlund
Mise en scène : Jean-Michel Ribes
Avec Eric Berger, Isabelle Carré, Jean-Yves Chatelais, Micha Lescot, Hélène Viaux

J'ai assisté à ce spectacle avec
Yohan, nous avons donc décidé - pour votre plus grand bonheur - de faire un compte-rendu commun ! Une critique à quatre mains si vous préférez (Yohan, tu tapes bien avec deux mains sur ton clavier n'est-ce pas ?!) Bon, alors c'est très simple : en noir, c'est Yohan qui cause et en rose c'est moi ! 
 

 

Le théâtre du Rond-Point comme lieu de perdition, pour Laetitia et moi. Ses formules d'abonnement si sexy, son bar si cosy... comment s'en lasser ? Après Lacrimosa, ce fut cette fois pour la pièce de Petter S. Rosenlund, un garçon impossible, mise en scène de Jean-Michel Ribes. Rapide résumé : Jim, jeune garçon, est emmené à l'hopital par sa mère car il n'entend pas son grand-père. Mais lorsque sa mère annonce que le grand-père est mort, le docteur Henrik se demande qui est le plus atteint des deux. (Et nous aussi par la même occasion !) Docteur qui en plus de ses patients doit faire face à l'amour que lui voue l'infirmière, Cécile. Incarnée par une Isabelle Carré surprenante et follement sautillante du haut de ses escarpins !


Lorsque je suis sorti du théatre, j'avais un sentiment mitigé. Mitigée également. Et dire que fut un temps, Yohan et moi mettions un point d'honneur à  ne jamais être d'accord mais que nous arrive-t-il ??? Mitigé par la pièce, qui veut jouer sur différents plans, mais qui ne tranche jamais : vaudeville ou drame. On frôle même le grostesque de très près ! Les deux auraient pu être compatibles, mais j'ai l'impression que  ni l'auteur, ni le metteur en scène n'ont réussi à exploiter ces deux genres à leur maximum. Le médecin se retrouve ainsi coincé entre cette infirmière et son épouse qui le harcèle au téléphone, ce qui colle assez peu au décorum de l'hopital et à la situation de Jim, sa mère et son grand-père. Le décor parlons-en ! Un carrelage d'une blancheur plutôt douteuse, des recoins qu'on devine cra-cra ; drôle de parti pris pour représenter un hôpital, je reste dubitative... Disons que si l'intrigue avait été centrée sur ce deuxième aspect, la charge aurait pu etre plus consistante. En revanche, chapeau aux différents acteurs, en particulier Michat Lescot qui joue un garçon de huit ans et qui est formidable. Je rejoins Yohan dans son éloge de Michat Lescot car le pari était vraiment osé, en revanche (yes un désaccord !) je supprime tout chapeau à Eric Berger qui m'avait pourtant convaincue en "Tanguy" mais pas du tout en medecin volage. Il en fait vraiment trop à mon goût et cela rejoint hélas, le ton général de la pièce...


Un garçon impossible est en définitve un spectacle que j'ai trouvé agréable, mais dans lequel je n'ai pas trouvé la folie et l'absurdité propre à Jean-Michel Ribes. Souci certainement dû au texte qui m'a paru assez bancal, et qui est loin d'etre impressionnant. Je n'ai plus rien à ajouter, j'acquiesce vigoureusement !

La pièce ne se joue plus à Paris, mais elle tourne actuellement en province. A vous de vous faire une idée. Pour nous, c'est fait !

Publié dans Les mots en scène

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Cécile 20/07/2009 17:13

Pour (re)découvrir Un garçon impossible vous pouvez retrouver des extraits de la pièce lors de la représentation au théâtre Le Quai à Angers sur http://www.lequai.tv/fr/bdd/video_id/236

Loren 12/03/2009 22:00

Pour vous
 Projet d’art postal  « Une bouteille à la mer » (mail art)
Et
 Projet d’installation d’une oeuvre rencontre « Une bouteille à la mer »Une « oeuvre rencontre » est l’idée d'un partage simple, d’une possible rencontre à travers la création. En chacun de nous sommeille un créateur, son expression singulière est riche. Qu’une œuvre d’un artiste connu voisine avec celle d'un enfant ou d'un peintre amateur.... Que chacun ait une place...Chacun apporte son maillon créatif à une oeuvre collective cohérente.
Pour en savoir +
http://bouteille.a.la.mer.over-blog.com/

Lucile 12/03/2009 11:23

Très sympathique cette formule à quatre mains! Et bof pour cette pièce, donc...