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Les mots en scène

Lundi 27 novembre 2006 1 27 /11 /2006 14:33

Il fait doux et je remonte l'avenue Montaigne au bras de mon amoureux. Il ne le sait pas encore, mais nous allons au théâtre. Nous avons rendez-vous... avec le doute, et si...

Et si nous passions un excellent un moment ?

 

SI TU MOURAIS


Une pièce de Florian Zeller
Mise en scène de Michel Fagadau
Avec Catherine Frot, Robin Renucci, Bruno Putzulu, Chloé Lambert...


Le pitch

Un homme meurt, sa femme cherche à comprendre : qui était-il vraiment ? Elle fouille le passé, questionne son entourage, avance dans un labyrinthe dangereux. Jusqu'où faut-il chercher la vérité ? De flash-back en situations inattendues, le spectateur est embarqué aux côtés de Catherine Frot dans une recherche faite de doutes et d'appréhension et au sein de laquelle se mélange la réalité, l'imagination, la peur, le rire et le fantasme.

Mon avis

J'avais souvent aimé Catherine FROT à l'écran, je l'ai adoré sur les planches. Elle incarne les 1000 facettes de son personnage: drôle, touchante, perdue, amoureuse, déçue, et plus encore... Même si la pièce repose énormément sur son interprêtation, les 3 autres comédiens sont excellents également. J'aime aussi beaucoup le jeu de Bruno PUTZULU (souvenez-vous de cet adorable peintre dans la comédie "Irène" malmené par Cécile de France). Les décors et la mise en scène sont simples et laissent toute la place nécessaire au texte de Florian ZELLER. De très belles répliques et une montée en puissance palpable du désarroi des personnages. Une douce mélodie au piano ponctue chaque noir, pour laisser place à un nouveau tableau. Pas à pas, on s'interroge, peut-on vraiment connaître l'autre ? Je vous laisse méditer...

Vous avez jusqu'au 31 janvier 2007, mais ne traînez pas trop ;-)

Sa fiche sur le site de la "Comédie des Champs Elysées"

http://www.comediedeschampselysees.com/a-l-affiche/index.cfm

Une interview de l'auteur, Florian ZELLER, sur Evene

http://www.evene.fr/livres/actualite/interview-florian-zeller-julien-parme-mourais-438.php

 

Par Laëtitia BERANGER - Publié dans : Les mots en scène
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Jeudi 14 décembre 2006 4 14 /12 /2006 16:27

 

 

 

 

 

 

 

Laissez-moi vous présenter un petit gars nommé Renan LUCE, rencontré sur la scène du Trianon… Ses premiers mots pour le public : « Merci d’être venus écouter mes petites histoires ! ».

 

 

 

 

Des petites histoires que j’ai écoutées et même appréciées. Elle mettent en scène, en vrac : un Monsieur Marcel (fossoyeur narcoleptique), un mafieux repenti (Renan aurait-il lu « Malavita » ?) une demoiselle Charlotte surnommée Camelote, ou encore un insomniaque maudissant sa compagne endormie… Tendance « Bénabaresque » indéniable ! Ce dernier ayant d’ailleurs invité Renan Luce en première partie de ses concerts. Mais ce jeune homme possède néanmoins sa propre patte et surtout un  timbre bien à lui. On lui attribue souvent « un grain de sel dans la voix » (because originaire de Bretagne).

 

Le concert me fait également découvrir des textes plus creusés et plus sensibles comme « Je suis une feuille* », « L’iris et la rose » ou « I was here ».

 

*« Mais voila que je sens que la plume me frôle
Et les lettres se forment comme l'encre tourbillonne
J'n'ai jamais vu plus lourd que le poids de ces mots
C'est la misère d'un homme que je sens sur mon dos » 

 

Voilà donc un petit gars (auteur/compositeur/interprète tout de même !) plutôt talentueux et qui a déjà ses fans car l’euphorie était bien présente ce soir-là.

 

Parmi les musiciens, oh surprise ! Martin GAMET le bassiste de Martin RAPPENEAU et de CAMILLE est aussi le contrebassiste de Renan LUCE. Assez tranquille avec ceux-ci, il est ici bien plus expansif ! Tout en déhanché, il manie sa contrebasse comme une partenaire et nous offre un final déchaîné… sur le dos et les pieds en l’air !

 

 

 

 

 

Les rappels se succèdent et plus de chansons à chanter ! En avant donc pour quelques bis et la primeur d’une toute nouvelle chanson évoquant les « timides anonymes ».

 

Résultat, j’achète l’album le lendemain et me réserve « Les voisines » pour chanter sous ma douche ! A noter tout de même, férus de mélodies chiadées passez votre chemin, quand aux autres… 

 

 

Son album « Repenti » :

 

 Renan Luce

1. Les voisines

2. Repenti

3. Le Lacrymal Circus

4. Je suis une feuille

5. La lettre

6. Chien mouillé

7. Monsieur Marcel

8. 24h01

9. Camelote

10. Mes racines

11. I was here

12. Nuit blanche

13. L’iris et la rose

 

 

Son site :

http://renanluce.artistes.universalmusic.fr/

 

 

Son « myspace » avec quelques titres en écoute :

http://www.myspace.com/renanluce

 

Par Laëtitia BERANGER - Publié dans : Les mots en scène
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Jeudi 4 janvier 2007 4 04 /01 /2007 11:42

Une nouvelle démonstration de son talent de metteur en scène, sur les planches cette fois et à travers ses deux comédiennes fétiches...

BLANC au Théatre de la Madeleine

Blanc

une pièce d'Emmanuelle Marie
Mise en scène de Zabou Breitman

avec Isabelle Carré & Léa Drucker

à 21 h du mardi au samedi , et matinées le samedi à 18h et le dimanche à 15h

Les représentations de « Blanc » sont prolongées jusqu’au mercredi 31 janvier 2007.

Le Pitch

Deux jeunes sœurs se retrouvent. Dans la chambre d’à côté, leur mère vit ses derniers instants. Au-delà du drame qui se noue derrière la porte, durant trois jours et trois nuits les deux sœurs, peu préparées à cette situation, se découvrent, se parlent et laissent émerger leurs blessures profondes, les vérités et les bonheurs longtemps tus. De la souffrance à la douceur paisible, en passant par le rire, les mots suspendus renouent peu à peu les liens ébranlés et composent un poème à deux voix inscrit dans le mouvement et dans la vie.

Blanc est publié aux Editions L’Avant-scène Théâtre, Collection Quatre-vents et a reçu le soutien de la Fondation Beaumarchais 2004.

Les mots de Zabou BREITMAN

 

"Toutes les mères meurent, celle-là aussi. Bizarrement ce n'est pas triste... c'est comme ça. Pendant ce temps, les soeurs se parlent, les cigarettes se roulent, les religieuses au chocolat se mangent, et il est hors de question d'appeler un prêtre !"

Zabou Breitman et Emmanuelle Marie

"Le trouble du moment se camoufle dans l’anodin des petites choses de la vie. C’est dans la cuisine que l’on parlera de la mort. Mais le drame est déguisé en papier à cigarette, en histoires d’amour, en querelles anciennes.

Blanc est à la fois banale et singulière comme la fin d’une vie qui reste toujours un effarement, le sentiment vague d’une scandaleuse escroquerie. C’est le mélange, ou plutôt la bascule entre ce que l’on voit et ce qui se cache derrière la porte qui m’a tellement bouleversée. C’est ce qui me guide : essayer de rendre compte de la confusion et du quotidien englués dans un temps qui échappe. C’est l’aspect extra-ordinaire de la pièce d’Emmanuelle Marie.

Dans ce désordre en marche, les deux sœurs attendent la mort de leur mère en se raccrochant éperdument au buffet, aux tiroirs, à l’épluche légumes, au thé, aux cigarettes que l’on roule, aux draps propres ou souillés, au chien qui pisse sur la cabine du téléphone, aux constellations qui portent un nom, quand elles-mêmes ne s’appellent que l’Aînée et la Cadette.

J’ai eu envie de me promener dans l’étrangeté du moment, mais en laissant la vie à sa place parfois toute faite, parce que c’est comme ça, parce que les automatismes la peuple, et que nous serions nus et perdus sans eux.

Comme nous serions perdus dans Blanc si l’obscur gagnait la bataille."

Zabou BREITMAN

Mon avis

Zabou a le sens du détail, je l'avais constaté dans ses films, c'est aussi vrai pour cette pièce. Le texte un peu ardu est mis en valeur par une mine de trouvailles visuelles. Les draps descendent sur un fil, des images sont projetées sur le décor et viennent accompagner les comédiennes... et je me tais car je pourrais en citer plein mais je ne voudrais pas gâcher l'effet de surprise ! Finalement ça n'est pas l'histoire en elle-même qui m'a accrochée, mais bien l'univers autour de ces deux soeurs. Le décor, la musique, le rythme du texte... Tout a contribué à me faire passer un moment unique, émouvant et très étonnant.

Site du Théâtre pour vite réserver vos places :

http://www.theatremadeleine.com/

 

 

Par Laëtitia BERANGER - Publié dans : Les mots en scène
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Mercredi 31 janvier 2007 3 31 /01 /2007 10:41

Info toute fraîche issue de la malicieuse et quotidienne newsletter de Télérama « l’Expresso » (que je vous recommande d’ailleurs, voir inscription sur www.telerama.fr).

A l’occasion du décret d’interdiction de fumer dans tous les lieux publics, la radio FIP rend hommage à la cigarette tout au long de la journée (de 7h00 à 23h00) avec des titres comme : La Cigarette, de Sanseverino (2004), Cigarette, de Jacques Higelin (1974), Cigarettes and Coffee, d’Otis Redding (1964), ou encore Don’t smoke in bed, de Nina Simone (1964).

 

Il y a celle de Sylvie VARTAN qui me fait bien rigoler aussi :

 

« L'amour c'est comme une cigarette

Ça brûle et ça monte à la tête

Quand on ne peut plus s'en passer

Tout ça s'envole en fumée.

L'amour c'est comme une cigarette

Ça flambe comme une allumette

Ça pique les yeux ça fait pleurer

Et ça s'envole en fumée. »

Clin d’œil amusant pour marquer le coup et prendre la nouvelle avec le sourire, au travail ? C’est mes voisins qui vont faire une tronche et le couloir commun qui va retrouver sa fraîcheur printanière. Dans ma tour, ils ont déjà supprimé tous les cendriers aux étages et un communiqué est passé pour préciser qu’il était également interdit de fumer à l’intérieur des bureaux. Est-ce qu’ils comptent mettre en place une milice qui inspectera les locaux et distribuera les amendes à la volée ??? Pauvres fumeurs traqués, une chasse à l’homme est engagée !

Quoiqu’il en soit, il vous reste une année entière avant de voir disparaître la convivialité d’une bonne clopette après le repas au resto et celle des cafés et bars ou les volutes de fumée personnifiaient débats et conversations passionnées.

Pour finir sur une note plus gaie, l’article cite également le sketch de Gad Elmaleh :

« Je suis tellement content : ça y est, j’ai commencé à fumer. Mes copains n’en reviennent pas, ils me disent tous : “mais comment t’as fait ?” Attendez les gars… pour commencer la cigarette, y a qu’un mot : la volonté ».

Pour les parisiens et habitants de l’Ile de France, rendez-vous au 105.1 ou sur Internet : http://www.radiofrance.fr/chaines/fip/accueil/

A l’instant, les négresses vertes avec « Les mégots »…

Par Laëtitia BERANGER - Publié dans : Les mots en scène
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Lundi 19 février 2007 1 19 /02 /2007 18:19

"HUIS CLOS" de Jean-Paul SARTRE

Huis Clos... Jean-Paul SARTRE... Pour certains, c'est un classique incontournable pour d'autres, ça sonne comme quelque chose qu'on a dû lire péniblement à l'école. Pour moi, c'est un peu des deux ! J'avais souvenir d'un texte un peu ardu mais aussi de personnages époustoufflants et de liens subtilement tissés au cours d'un développement crescendo. Oui, c'est comme ça. Huis Clos, ça m'évoque exactement tout ça ! Alors, quand on me propose d'aller redécouvrir ce texte au théâtre et mis en scène par Marc DEBONO (rencontré lors de mon expérience de "chorale de lecture")... je fonce !

Et je ne le regrette surtout pas. J'aimerais vous donner envie d'y aller, sans trop vous en dire non plus, car... Car il y a vraiment quelque chose de particulier au niveau de la mise en scène et du dispositif scénique... Et ce quelque chose vaut sacrément le déplacement ! Vous m'aideriez réellement s'il vous suffisait de me faire confiance ;-) C'est bon ? Vous prenez votre place ? Non ? Presque ??? Bon, dans ce cas, je fais un petit effort en vous parlant de la fabuleuse prestation des comédiens qui déploient une énergie sur scène dont j'ai rarement été témoin, des jeux de lumière orchestrés par le metteur en scène himself et du texte biensûr qui prend alors toute sa dimension...

J'arrête parce que je me connais, je vais me laisser emporter et vous parler de ce dont précisément, je refuse de vous parler !! Grrrrr grrrr grrrr ! Je reviendrai peut-être vous développer mon ressenti quand la pièce ne se jouera plus car j'ai vraiment passé un moment TRES spécial ;-)

Théâtre La Cachette

124 avenue d'Italie - 75013 PARIS

01 45 89 02 20

Jusqu'au 24 février...

Extrait:

"Garcin : - Le bronze... (Il le caresse.) Eh bien, voici le moment. Le bronze est là, je le contemple et je comprends que je suis en enfer. Je vous dis que tout était prévu. Ils avaient prévu que je me tiendrais devant cette cheminée, pressant ma main sur ce bronze, avec tous ces regards sur moi. Tous ces regards qui me mangent... (Il se retourne brusquement.) Ha ! vous n'êtes que deux ? Je vous croyais beaucoup plus nombreuses. (Il rit.) Alors, c'est ça l'enfer. Je n'aurais jamais cru... Vous vous rappelez : le soufre, le bûcher, le gril... Ah ! quelle plaisanterie. Pas besoin de gril : l'enfer, c'est les Autres."

 

A lire et/ou relire :

Huis clos, suivi de "Les Mouches"

Par Laëtitia BERANGER - Publié dans : Les mots en scène
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