Etre bloggeur ouvre des portes... Dernièrement, le mien m'a permis de pousser celles des "Editions Albin Michel" ! J'ai ainsi eu l'occasion de rencontrer Bernard Werber en qualité de journaliste apprentie.
Le but de la manoeuvre: présenter son dernier roman à paraître "Le papillon des étoiles" auprès d'une trentaine de bloggeurs aguerris.
L'objet du délit: "Le papillon des étoiles" nous est présenté comme un voilier photonique de 32 km de long, équipé de voiles grandes comme l'Australie et se déplaçant à 2 millions de km/heure. Pour nous faciliter les choses, l'auteur nous précise qu'il représenterait grosso merdo 10 tours Montparnasse. Oui oui, rien que ça ! Pourquoi cet engin ? Pour fuir la planète Terre qui n'en finit pas de courir à sa perte. Bernard Werber en est convaincu, dans ce cas précis: "Le dernier espoir, c'est la fuite" alors autant le faire avec brio ! Son engin phototruc entraînera donc plus de 100 000 humains dans un voyage spacial d'une durée de 1000 ans. Vous me suivez toujours ou je vous ai perdu en cours de route ? Ben oui, c'est pas si facile de raconter les délires d'un autre !
Cerner le personnage:
Les + : Il est à fond dans son trip ! Il vous fait son pitch improbable en vous précisant que le vaisseau en question est tout à fait crédible puisqu'il a déjà eu l'occasion de travailler sur ce projet. Finalement, Bernard Werber ressemble à ses livres. Il produit ses délires avec une facilité déconcertante et vous rit au nez si vous lui parlez de l'angoisse de la page blanche. Il se dope à l'écriture d'une nouvelle par jour alors vous pensez bien qu'il n'en est plus là ! A titre indicatif, "Le papillon des étoiles" était bouclé en 3 mois et "Le livre du voyage" torché en une seule journée. Chapeau tout de même.
Les - : En revanche, à la question "Que lisez-vous et quel livre ou auteur auriez-vous à me conseiller ?" (merci de trouver la question brillante, elle est de moi !) L'auteur répond qu'il écrit tellement qu'il n'a plus le temps de lire... un peu suffisant à mon goût. Il se ravisera tout de même pour me donner quelques références que je citerai plus bas mais le mal était fait ! Et puis, Bernard Werber reste avant tout un scientifique alors ne comptez pas sur lui pour évoquer la création artistique, le sentiment jubilatoire de l'imagination, la profondeur du procédé... Non, Bernard potasse les sujets qui le bottent et utilise ensuite toutes ces informations pour nourrir une histoire à la fin prédéterminée depuis longtemps dans son esprit. "Est-ce qu'il ne se laisse jamais entraîner par ses personnages, là il n'aurait jamais penser aller ?" NON on vous dit !
Se faire une opinion: Après des échanges sympathiques, nous sommes conviés à savourer quelques canapés et poursuivre le débat au son des coupettes qui s'entrechoquent. La majeure partie de mes compatriotes critiques d'un soir confirme mon sentiment de "mouais" diffus. On a tous adoré "Les Fourmis" et puis l'attrait s'est émoussé pour les suivants. Est-ce parce que nous avons grandi ? Ou Bernard Werber qui n'a pas sû se renouveler ? Quoiqu'il en soit, chacun repart avec son exemplaire dédicacé sous le bras et des attentes plus ou moins vives... Je l'ai déjà bien entamé (une centaine de pages) pour être sûre de pouvoir faire ma maligne lors de sa sortie officielle le 3 octobre. Et alors ? Alors pour le moment, c'est sans surprise... mais je me réserve la possibilité d'être renversée par la seconde moitié de l'histoire et espère une évolution crescendo pour une fin ébouriffante ! A suivre...
Bilan de la soirée: Une soirée riche d'échanges divers et variés. La rencontre d'un auteur à succès en accord avec lui-même et des bloggeurs pleins d'énergie.
Mention spéciale pour Lorraine(http://chezlorraine.blogspot.com) et Sophie (http://conjurationdeslivres.over-blog.com).
Les conseils de lecture de BW: "Pourquoi j'ai mangé mon père" Roy LEWIS, "Des fleurs pour Algernon" Daniel KEYES, "Conversation avec Dieu", "Fantômes et Farfafouilles" Fredric BROWN.
Il lit aussi pas mal Stephen KING ;-)
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u est passionnée par le Japon,
elle a souhaité nous présenter ce jeu traditionnel qu'est l'Hanafuda. Le livre vous expliquera donc son histoire, ses règles et détaille chaque famille de cartes à travers
les fleurs qu'elles représentent et les mois auxquels elles sont associées. Le tout étant ponctué d'élégants haïkus et très joliment illustré par Frédéric Clément. Un petit jeu
de cartes accompagne le livre et vous permet de pratiquer à votre tour ce jeu japonais ! Alors, "j'ai testé pour vous" lors d'un dimanche pluvieux et j'ai passé un excellent moment. Les
cartes ne sont pas difficiles à associer par famille mais ce qui est plus compliqué c'est de compter les points une fois la partie terminée en additionnant la valeur des cartes et en identifiant
les combinaisons (les Yakus, pour les connaisseurs !). En fait, il s'agit simplement de bien les mémoriser. Par exemple : le Yaku "Sanglier, cerf, papillon" rapporte tant de points
etc... Une pratique régulière devrait donc pallier à cela rapidement ;-) Comme mon projet de voyage au Japon n'est pas prévu avant 2010, j'ai encore un peu de temps pour peaufiner ma technique
!
"Il existe au Japon un jeu de cartes, au XVIe siècle, appelé hanafuda. Un jeu dans
lequel il n'y a ni roi ni reine, mais des iris, des cerisiers et des saules, et aussi des poèmes et des légendes, qui ne sont pas écrits mais que les motifs de fleurs d'arbres, associés à la
pleine lune ou à un cerf, font aussitôt surgir à la mémoire de tous les Japonais. C'est une véritable mémoire collective des saisons et de la poésie la plus ancienne qui se transmet ainsi, comme
un herbier merveilleux révélant tout un réseau de paysages familiers et de référence littéraires. Un jeu très populaire, auquel on joue en famille, particulièrement au Nouvel An, si unanimement
apprécié des Japonais qu'une petite société se constitua tout exprès pour le développer. Cela se passait en 1889, et ce fut le premier jeu de la maison Nintendo. "









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