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Une rencontre, un auteur

Dimanche 24 septembre 2006 7 24 /09 /2006 17:26

Etre bloggeur ouvre des portes... Dernièrement, le mien m'a permis de pousser celles des "Editions Albin Michel" ! J'ai ainsi eu l'occasion de rencontrer Bernard Werber en qualité de journaliste apprentie.

 

Le but de la manoeuvre: présenter son dernier roman à paraître "Le papillon des étoiles" auprès d'une trentaine de bloggeurs aguerris.

L'objet du délit: "Le papillon des étoiles" nous est présenté comme un voilier photonique de 32 km de long, équipé de voiles grandes comme l'Australie et se déplaçant à 2 millions de km/heure. Pour nous faciliter les choses, l'auteur nous précise qu'il représenterait grosso merdo 10 tours Montparnasse. Oui oui, rien que ça ! Pourquoi cet engin ? Pour fuir la planète Terre qui n'en finit pas de courir à sa perte. Bernard Werber en est convaincu, dans ce cas précis: "Le dernier espoir, c'est la fuite" alors autant le faire avec brio ! Son engin phototruc entraînera donc plus de 100 000 humains dans un voyage spacial d'une durée de 1000 ans. Vous me suivez toujours ou je vous ai perdu en cours de route ? Ben oui, c'est pas si facile de raconter les délires d'un autre !

 

Cerner le personnage:

Les + : Il est à fond dans son trip ! Il vous fait son pitch improbable en vous précisant que le vaisseau en question est tout à fait crédible puisqu'il a déjà eu l'occasion de travailler sur ce projet. Finalement, Bernard Werber ressemble à ses livres. Il produit ses délires avec une facilité déconcertante et vous rit au nez si vous lui parlez de l'angoisse de la page blanche. Il se dope à l'écriture d'une nouvelle par jour alors vous pensez bien qu'il n'en est plus là ! A titre indicatif, "Le papillon des étoiles" était bouclé en 3 mois et "Le livre du voyage" torché en une seule journée. Chapeau tout de même.

Les - : En revanche, à la question "Que lisez-vous et quel livre ou auteur auriez-vous à me conseiller ?" (merci de trouver la question brillante, elle est de moi !) L'auteur répond qu'il écrit tellement qu'il n'a plus le temps de lire... un peu suffisant à mon goût. Il se ravisera tout de même pour me donner quelques références que je citerai plus bas mais le mal était fait ! Et puis, Bernard Werber reste avant tout un scientifique alors ne comptez pas sur lui pour évoquer la création artistique, le sentiment jubilatoire de l'imagination, la profondeur du procédé... Non, Bernard potasse les sujets qui le bottent et utilise ensuite toutes ces informations pour nourrir une histoire à la fin prédéterminée depuis longtemps dans son esprit. "Est-ce qu'il ne se laisse jamais entraîner par ses personnages, là il n'aurait jamais penser aller ?" NON on vous dit !

 

Se faire une opinion: Après des échanges sympathiques, nous sommes conviés à savourer quelques canapés et poursuivre le débat au son des coupettes qui s'entrechoquent. La majeure partie de mes compatriotes critiques d'un soir confirme mon sentiment de "mouais" diffus. On a tous adoré "Les Fourmis" et puis l'attrait s'est émoussé pour les suivants. Est-ce parce que nous avons grandi ? Ou Bernard Werber qui n'a pas sû se renouveler ? Quoiqu'il en soit, chacun repart avec son exemplaire dédicacé sous le bras et des attentes plus ou moins vives... Je l'ai déjà bien entamé (une centaine de pages) pour être sûre de pouvoir faire ma maligne lors de sa sortie officielle le 3 octobre. Et alors ? Alors pour le moment, c'est sans surprise... mais je me réserve la possibilité d'être renversée par la seconde moitié de l'histoire et espère une évolution crescendo pour une fin ébouriffante ! A suivre...

 

Bilan de la soirée: Une soirée riche d'échanges divers et variés. La rencontre d'un auteur à succès en accord avec lui-même et des bloggeurs pleins d'énergie.

Mention spéciale pour Lorraine(http://chezlorraine.blogspot.com) et Sophie (http://conjurationdeslivres.over-blog.com).

Les conseils de lecture de BW: "Pourquoi j'ai mangé mon père" Roy LEWIS, "Des fleurs pour Algernon" Daniel KEYES, "Conversation avec Dieu", "Fantômes et Farfafouilles" Fredric BROWN.

Il lit aussi pas mal Stephen KING ;-)

 

Par Laëtitia BERANGER - Publié dans : Une rencontre, un auteur
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Jeudi 30 novembre 2006 4 30 /11 /2006 18:28

 

La semaine dernière j’ai découvert, non sans plaisir, une très chouette librairie à Daumesnil. Dommage que ça ne soit pas mon quartier ! Cette librairie « Atout-livre » accueillait Tonino BENACQUISTA et Jacques TARDI pour la sortie d’une œuvre commune « Le serrurier volant ». J’y étais…

                                              

 

 

 

Première découverte, la maison d’édition « Estuaire » (représentée par Didier PLATTEAU également présent) qui propose de singuliers bouquins. De par leur contenu, ces « carnets littéraires » regroupent le travail commun d’un auteur et d’un illustrateur ou d’un photographe. Et de par leur look, des coins arrondis et des pages toutes douces, vraiment agréable en mains ! Le « Serrurier volant » est le 16ème carnet, allez jeter un œil sur le site, ça donne très envie d’entamer une collection ;-)

 

BENACQUISTA prend ensuite la parole pour nous présenter son serrurier. J’apprends dans la foulée que cet auteur que j’adore est également scénariste et qu’il a collaboré avec Jaques AUDIARD sur « Sur mes lèvres » et « De battre mon cœur s’est arrêté ». Ce dernier m’ayant complètement bouleversée (et non ça n’est pas dû uniquement au fait que le charmant Romain DURIS y soit omniprésent !). Ce serrurier devait donc à l’origine figurer dans « Sur mes lèvres » et n’y avait finalement pas trouvé sa place. Gardé jusqu’à alors dans un petit coin de sa tête, BENACQUISTA décide aujourd’hui de raconter son histoire. Bon, l’inconvénient de ce genre de rencontre (certes je n’en ai que 2 à mon actif) c’est que les intervenants ne peuvent s’empêcher d’en dévoiler trop… beaucoup trop !

 

 

 

Je livre donc ma version soft : c’est l’histoire d’un mec banal en phase avec sa banalité qui suite à un « accident » va voir sa vie transformée. Il passe de convoyeur de fonds à … serrurier, vous l’aurez compris. Le tout peut se résumer par une belle phrase de BENACQUISTA qui disait quelque chose comme : « Cette homme ferme la porte au monde mais ouvre les portes des autres ».

 

Puis c’est au tour de Jacques TARDI de s’exprimer, je ne le connaissais pas. Les fans pourront se moquer mais non, je n’ai jamais entendu parler d’Adèles Blanc-Sec ! Ce qui m’a intéressée, c’est le récit des étapes. BENACQUISTA fourni le texte, TARDI compose ensuite un carnet alternant texte et esquisses. Vient ensuite l’exécution des dessins puis la mise en couleur. TARDI explique que dans la première version les dessins étaient très colorés (selon lui c’est un délire lié aux belles journées d’été ! rires), les couleurs ont ensuite été atténuées pour arriver à la version finale en sépia. Une exposition des planches originales est en place jusqu’au 2 décembre dans la librairie.

 

 

Les deux hommes ont l’air assez complices. Ils connaissaient chacun le travail de l’autre et avouent baigner dans des univers assez noirs. Pour l’anecdote, TARDI avait dessiné BENACQUISTA dans un de ses albums !

 

 

 

La présentation est suivie de quelques questions timides, puis vient le moment tant attendu des dédicaces… Je prends mon courage à deux mains, impressionnée d’approcher un si chouette auteur et tend timidement mon exemplaire pour un grigri. M. BENACQUISTA bienveillant accepte même un échange de quelques minutes sur un réflexion que je lui propose. Est-il particulièrement intrigué par le « changement de vie » ? Je pense à mes mafieux préférés de « Malavita » et ces deux hommes qui se lancent un pari dans « Quelqu’un d’autre ». Après une moue de reflexion, il me répondra que c’est plus largement la « métamorphose » qui le botte (pardon pour ce raccourci !) D’où la dédicace… (si c'est illisible: Le serrurier volant, une métamorphose comme une autre). En résumé, un vrai petit moment privilégié face à cet auteur que je vous recommande chaudement.

Critique du « Serrurier volant » à suivre…

Par Laëtitia BERANGER - Publié dans : Une rencontre, un auteur
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Mardi 1 avril 2008 2 01 /04 /2008 11:42

Cher Monsieur Cauchy,

En quittant le salon du livre, emportant au fond de mon sac - non sans un brin de fierté - mon exemplaire dédicacé de votre dernier roman, j'étais bien loin de me douter... Bon sang, que ce début de phrase est laborieux et laisse présager une suite tout aussi niaise... Je reprends.

 

Monsieur Cauchy, bonjour,

Je vous écris ces quelques mots pour vous parler des vôtres... ou la la, ça ne s'arrange pas du tout ! OK, on efface tout et on recommence...

 

Nicolas,

Il faut qu'on parle !

Pourquoi ne pas m'avoir avertie ? Hein ? Moi, je n'avais pas flairé le danger, pas une seconde. J'ai ouvert votre livre en toute innocence, sans me douter que j'allais être happée toute entière au sein de cette maudite famille. Moi qui suis fille unique, j'ai toujours idéalisé les repas de fêtes, les relations frères/soeurs, les liens et tout le tralala... Alors autant vous dire que cette tribu-là m'a freinée net dans mes ardeurs ! Que de mensonges, de non-dits et de noirceur autour de ces personnages. Leurs confidences m'ont rendue voyeuse et dans leur malheur, je me suis même permise de les juger. Vous imaginez ? Ben oui, bien sûr, vous savez tout ça. Et Jean... je l'ai observé de près, je l'ai suivi, j'ai tenté de le comprendre à travers tous ces autres qui gravitent, qui gravitent… Et puis, j'ai refermé votre livre et là, j'ai ressenti comme une drôle de sensation mitigée. Impossible de me faire une opinion. J'avais aimé puisque quelques heures m’avaient suffi à engloutir ce roman mais j’avais aussi comme un goût de "il m'a manqué quelque chose" sur les lèvres. Pourtant, ni l'intrigue, ni les personnages ne manquent de saveur mais c'est un peu comme un rendez-vous écourté. Comme si j'étais passée à côté d'eux, comme si nous avions un peu raté notre première rencontre. Et cette histoire de montre rose, il faudra que je vous questionne là-dessus parce que ça m’a obsédée à la fin. Alors, je ne pouvais pas en rester là, il fallait que je sois fixée sur votre compte. Je me suis donc procurée illico votre premier roman.

 

Maintenant je sais. Je sais quoi penser.

Et je pense que je vous en veux un peu.

 

Pourquoi ? Parce qu’on ne ressort pas indemne de cette lecture-là. Parce que vos mots, comme précédemment m'ont attrapée et ne m'ont pas laissée filer avant de tous les avoir absorbés. J'ai eu mal tout de suite, quelque part entre le coeur et le ventre. Dès les premières lignes, le malaise était installé. Et vous avez voulu ça. Je vous en veux mais vous l'avez bien cherché. Car je ne peux pas tout mettre sur le dos de Simon n'est-ce pas ? C'est bien vous qui lui avez donné ce rôle sordide, c'est bien dans votre esprit qu’a germée cette histoire insoutenable ? Alors moi, je décide de vous en vouloir de m'avoir donné à ressentir toute cette répugnante violence. Le pire, dans cette histoire est encore à venir. Le pire, c'est que moi, j'ai dévoré tout ça. Les mots, les images; l'infâme, l'ignoble; les synonymes ne manquent pas. Englouti, croqué, avalé tout ça. Simon, Hélène, Simon, les autres, encore Simon. J'ai détesté ses pensées, ses mots sales, son jugement abject sur les siens. J'ai détesté. Quoi ? J'ai adoré détester ? Moi ? J'ai aimé ça ? J'ai aimé cette horreur, ce zénith d'immoralité ? Oui, c'est bien vrai, j'ai aimé. Nicolas, qu'as-tu fait là ? Pourquoi venir me tourmenter ainsi ? Remuer et serrer mes tripes. Me faire tourner la dernière page et ressentir de nouveau quelque chose de bien compliqué qui hésite entre le dégoût et le soulagement d'en avoir fini avec tout ça. Sentiment bien trouble... C’est ça que tu cherchais ? Je l’espère car tu pourrais en être fier.

 

Voilà, j'ai adoré détester.

Alors que disais-tu déjà ? Un mot, un seul ?

Non, plutôt trois :

 

MERCI A TOI.


LB.

Par Laetitia BERANGER - Publié dans : Une rencontre, un auteur
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Mardi 4 novembre 2008 2 04 /11 /2008 09:31


C'est à l'occasion de "Lire en Fête" que j'ai découvert la belle Librairie des Jardins. Elle est située à l'entrée des Tuileries et propose des ouvrages liés de près - et parfois d'un peu plus loin - au monde des jardins ou plus largement à la nature. Cette dernière organisait une dédicace pour la sortie du "Jeu des fleurs" de Véronique Brindeau et Frédéric Clément.


Une amie (Marie-Noëlle pour ne pas la citer !) m'avait déjà parlé de Frédéric Clément et de son Magasin Zinzin mais je n'avais encore jamais approché son univers. Et bien j'ai fait la connaissance d'un monsieur touche-à-tout (non non, je n'insinue pas qu'il a les mains baladeuses voyons ! Même si l'éclat de joyeuse friponnerie de ses yeux pourrait le trahir !) Frédéric Clément écrit, dessine, photographie - liste non exhaustive - et concocte avec tout cela de merveilleux "Beaux Livres Fictions". Oui, parfaitement, c'est ainsi qu'ils se nomment ! Beaux de par leurs illustrations, leur réalisation (le livre peut être placé dans un coffret, un ruban noue l'ouverture de certains, un soin est accordé au papier ; on joue avec les matières, les couleurs, les transparences...) mais aussi grâce aux fantastiques histoires qu'ils viennent nous conter.


Je commence par vous parler du "Jeu des Fleurs" dont j'ai fait l'acquisition ce jour-là (profitant ainsi d'une double dédicace !). Véronique Brindea4 cartes.jpgu est passionnée par le Japon, elle a souhaité nous présenter ce jeu traditionnel qu'est l'Hanafuda. Le livre vous expliquera donc son histoire, ses règles et détaille chaque famille de cartes à travers les fleurs qu'elles représentent et les mois auxquels elles sont associées.  Le tout étant ponctué d'élégants haïkus et très joliment illustré par Frédéric Clément. Un petit jeu de cartes accompagne le livre et vous permet de pratiquer à votre tour ce jeu japonais ! Alors, "j'ai testé pour vous" lors d'un dimanche pluvieux et j'ai passé un excellent moment. Les cartes ne sont pas difficiles à associer par famille mais ce qui est plus compliqué c'est de compter les points une fois la partie terminée en additionnant la valeur des cartes et en identifiant les combinaisons (les Yakus, pour les connaisseurs !). En fait, il s'agit simplement de bien les mémoriser. Par exemple : le Yaku "Sanglier, cerf, papillon" rapporte tant de points etc... Une pratique régulière devrait donc pallier à cela rapidement ;-) Comme mon projet de voyage au Japon n'est pas prévu avant 2010, j'ai encore un peu de temps pour peaufiner ma technique !



LE JEU DES FLEURS, Hanafuda"Il existe au Japon un jeu de cartes, au XVIe siècle, appelé hanafuda. Un jeu dans lequel il n'y a ni roi ni reine, mais des iris, des cerisiers et des saules, et aussi des poèmes et des légendes, qui ne sont pas écrits mais que les motifs de fleurs d'arbres, associés à la pleine lune ou à un cerf, font aussitôt surgir à la mémoire de tous les Japonais. C'est une véritable mémoire collective des saisons et de la poésie la plus ancienne qui se transmet ainsi, comme un herbier merveilleux révélant tout un réseau de paysages familiers et de référence littéraires. Un jeu très populaire, auquel on joue en famille, particulièrement au Nouvel An, si unanimement apprécié des Japonais qu'une petite société se constitua tout exprès pour le développer. Cela se passait en 1889, et ce fut le premier jeu de la maison Nintendo. "




Marie-Noëlle - une amie décidément précieuse ! - m'a ensuite confié deux de ses exemplaires  pour que je puisse poursuivre mon chemin...


LE MAGASIN ZINZIN


Magasin zinzin, pour fêtes et anniversaires : Aux merveilles d'Alys"Savez-vous, Mademoiselle, que j'ai dans mon Magasin Zinzin, l'écharde qui jadis, piqua le doigt de la Belle au Bois dormant. J'ai aussi l'authentique petit pois de la Princesse au petit pois et bien d'autres merveilles encore... Entrez, entrez... laissez-vous tenter. "

Il s'agit là d'un livre jeunesse mais les plus grands auront aussi de quoi se régaler, faites-moi confiance ! Frédéric Clément se réapproprie ici les contes de notre enfance et nous permet de les revisiter à travers tous ces détails qui nous sont chers. Inventif à souhait, un délice à lire et à relire !



MUSEUM


Muséum"Tabatinga, Brésil

Chère Amie,
Ce soir, sur les bords du fleuve Amazone, je me décide à ficeler cette boîte de bois vert. Mon journal d'entomologiste, mes notes, mes photographies, mes tremblantes esquisses, qui me brûlent maintenant les doigts, je vous les confie. Après des jours de recherche et des nuits d'insomnie, je peux vous le certifier certains papillons sont des âmes. Ils gardent gravés sur leurs ailes les instants les plus précieux d'une vie, les souvenirs les plus rares. À l'intérieur de cette boîte, vous trouverez, chère Amie, douze papillons de ma collection, douze âmes de personnages qui ont révélé, sous ma loupe, d'émouvants éclats de leur vie, Lola de Barcelone, Kubilaï Khan, Zygaena l'écuyère et..."


Celui-ci est de toute beauté. "Petite collection d'ailes et d'âmes trouvées sur l'Amazone" tout est dit ou presque non ?! Je n'ai pas encore achevé sa lecture (j'en reparlerai) mais l'objet-livre à lui seul vaut le détour ! Un chouette cadeau à s'offrir et/ou à offrir à ceux qu'on aime ;-)



Enfin, je me suis procuré toute seule comme une grande, ce petit bijoux que voici :

GRAINS DE BEAUTE et autres minuties d'un collectionneur de mouches

Grains de Beautés
"En cet an de grâce 1764, la marquise Adélaide des Ailleurs, jeune veuve moyennement éplorée, a mandé en son château de Chamarande le peintre miniaturiste itinérant Zérène. Célèbre pour ses minuscules portraits sur ivoire, afin qu'il mette au service de sa noble lignée l'art réputé qui est le sien. Le peintre s'éprend de la marquise, laquelle ne succombera, déclare-t-elle, à ses ardeurs que s'il lui rapporte, de l'Orient lointain qui la fascine tant, des trésors en forme de traces, de grains de beautés, aussi impondérables qu'indubitables preuves de ces secrets d'amour qui se murmurent derrière les paravents, entre deux soupirs d'éventail... - le tout devant entrer dans cette boîte à mouches, précise, en la lui remettant, la Marquise... Zérène accepte le défi et cingle vers les pays du Soleil levant... A bord de la jonque du mystérieux capitaine yuan, la quête alors commence...

Minuscule cabinet de curiosités d'une délicate sensualité, d'un érotisme piquant qui se pare de sulfureuses féeries, fantasque voyage en une mer de Chine baroque, auquel sont promis deux retours, Grains de beautés est aussi le récit d'une métamorphose merveilleuse : celle où le trait du peintre se fait écriture, le mot dessin et la phrase couleur... "



Un monde de curiosité, de beauté, de poésie, d'imagination... Un monde où il fait bon vivre ces derniers temps, non ? Voilà tout ce dont l'oeuvre de Frédéric Clément est pétrie. Pas d'illustration ici, même s'il ne résiste pas à quelques petites folies typographiques !



La balade ne s'arrête pas là puisqu'il me reste encore toutes ces belles histoires dans lesquelles me perdre :  Bel Oeil : Confessions argentiques d'un gardien de phare, Le Galant de Paris, Le Luminous Tour (suite du magasin Zinzin), Les Belles Endormies (texte de Kawabata), Les Mille et Une Nuits, Passe-musée, Songes de la Belle- au-bois-dormant... Les titres sont évocateurs n'est-ce pas ?!





Voici pour finir, tous les lieux virtuels où vous pouvez trouver Frédéric Clément et pourquoi pas lui dire à votre tour, tout le bien que vous pensez de ses créations...


Son site internet : http://www.fredericlement.net/
Son blog : http://fredericlement.blogspirit.com/

Son Myspace  http://www.myspace.com/fredericlementeco 
(pour écouter son roman sonore "Le Paradisier") :

Sa boutique de jolies cartes :
http://coupdegrace.blogspirit.com/

Par Laetitia BERANGER - Publié dans : Une rencontre, un auteur
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Lundi 30 mars 2009 1 30 /03 /2009 14:19

... elle s'appelle Chloé Delaume et c'est un personnage de fiction ! Je n'invente pas, c'est elle-même qui l'affirme. Elle est arrivée dans ma vie d'une drôle de façon ; en ouvrant grand les portes, en créant des courants d'air. D'habitude, moi je ne n'aime pas trop ça les courants d'air, figurez-vous ! En plus, nous parlons ici d'un air vicié car dans la tête de macopinechloé (copyright caro) c'est pas toujours très gai...


Tout à commencé sur France Inter (encore !), j'entends Aurélie Sfez - chez Kriss, une autre copine virtuelle - parler de créations sonores, d'une bande originale créée pour le roman de Chloé Delaume "Dans ma maison sous terre". Les mots "scie musicale", "piano préparé", titillent mes oreilles d'apprentie bricoleuse sonore, je retiens donc le titre. Quelques jours plus tard, dans l'émission "Jeux d'épreuves" sur France Culture, les chroniqueurs s'attardent justement sur le roman de Chloé (c'est ma nouvelle meilleure amie alors j'ai le droit de l'appeler par son prénom, non mais !). Ils en disent le plus grand bien et recommandent le numéro 100 du "Matricule des Anges" qui consacre tout un dossier à cette mystérieuse auteure (non décidément, je n'arrive pas à me résoudre à mette un "e" à auteur). Là, ça commence à m'intriguer. Si je ne craignais pas de passer pour une folle, je dirai bien que je me suis sentie appelée, oui parfaitement !


Dans ma maison sous terreAlors la suite est toute simple, j'ai couru à la librairie Tschann (ils répondent toujours présents quand je cherche une revue particulière !) et me suis procurée le dit Matricule et le roman dans la foulée. Mais ça n'est pas tout... non, pas du tout ! Histoire de bien creuser ma nouvelle lubie, je googlelise ma nouvelle amie et découvre son site internet (sur lequel je vais d'ailleurs pouvoir écouter la fameuse BO du roman, vous suivez oui ?!). Et alors là, que vois-je, que lis-je ??? "Eden matin midi et soir" une pièce écrite par Chloé Delaume qui se joue à la ménagerie de verre jusqu'au samedi 28 mars (petit repère temporel, au moment crucial de cette découverte, nous sommes jeudi 26 mars). Alors là, vous commencez à me connaître et vous en déduisez que j'ai pris mon élan et réservé ma place... Bingo, vous avez gagné !


Un ptit copié/collé pour expliquer de quoi ça cause :

"Toutes les cinquante minutes, une personne se suicide en France. Adèle est de ceux qui tentent régulièrement de mettre fin à leurs jours. Dans la chambre de l’hôpital où elle se réveille après une énième tentative, Adèle répète. Ce qu’elle devra dire au médecin pour qu’il la laisse partir; ce qu’elle devra confier aux proches qui devront lui survivre, aussi. Parce que son Moi est fragmenté en de multiples voix internes, la pensée d’Adèle est accidentée, parsemée de ruptures, de conflits. Le mal dont elle souffre est complexe, il se décline et se questionne dans un paysage mental durant ce monologue, qui dure, bien sûr, cinquante minutes." "Monologue écrit par Chloé Delaume pour la comédienne Anne Steffens et le metteur en scène Hauke Lanz, c’est séance après séance que cet objet théâtral s’est inventé dans une contamination permanente et mutuelle entre écriture et scène."

Je n'ai pas regretté mon élan car j'ai trouvé la pièce fantastique. Le sujet est sensible et pourtant parfois on rit, la langue est belle, la comédienne excellente. Le décor surprenant, l'habillage sonore tout autant. Pffff voilà que je n'ai que ces platitudes à vous donner alors que j'ai adoré. C'est comme pour le roman, j'essaierai de vous en parler avec mon compte-rendu mensuel mais ça n'est pas gagné. Il y a beaucoup de ressenti là-dedans, une histoire, des personnages, oui bien sûr ; mais des mots, surtout des mots. Les mots, seuls, directement. Chuchotés ou criés au micro, balancés sur les murs, enfouis dans le sol. Les mots m'ont bousculée, j'ai aimé.

Alors je range ce billet dans "Une rencontre, un auteur" même si je n'ai pas à proprement parler, rencontré Chloé Delaume... j'ai passé mon week-end enrobée de ses mots et comme elle est elle-même un personnage de fiction, ça compte, non ?! Et puis, je l'ai aperçue sur les gradins tout en haut, avec ses grandes lunettes qui lui donnent un air de chouette, l'air de manger le décor aussi et les gens qui l'entourent. Une chouette amie que je me choisis donc pour moi toute seule. Nous avons déjà fixé 14 rendez-vous comme autant de romans et ensuite nous verrons... car l'amitié, parfois c'est compliqué.

Par Laetitia BERANGER - Publié dans : Une rencontre, un auteur - Communauté : Interlignes
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Réclame...

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