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Vendredi 6 janvier 2006 5 06 /01 /2006 12:52

Comme je suis persuadée qu'on ne peut se passer de lire pour progresser dans l'écriture, j'aimerais vous faire partager mes dernières lectures. J'essaierai de vous expliquer ce qu'elles m'ont apportée et vous les recommande donc vivement si vous ne savez pas encore quel prochain livre vous comptez dévorer !! Certaines m'ont d'ailleurs été recommandées par des amis ou des compatriotes d'ateliers (ils se reconnaitront !), merci de vos conseils, je n'ai pas été déçue...

 

Katherine KRESSMANN TAYLOR - INCONNU A CETTE ADRESSE

J'ai adoré cette histoire, courte et implacable. Je l'ai dévoré d'un trait et suis encore glacée par sa fin !

Inconnu à cette adresse

"1932. Martin Schulse, un Allemand, et Max Eisenstein, un Juif américain, sont marchands de tableaux en Californie. Ils sont aussi unis par des liens plus qu'affectueux - fraternels. Le premier décide de rentrer en Allemagne. C'est leur correspondance fictive entre 1932 et 1934 qui constitue ce livre, écrit par une Américaine en 1938, et salué à l'époque, aux Etats-Unis, comme un chef-d'œuvre. Incisif, court et au dénouement saisissant, ce livre capte l'Histoire avec justesse. C'est un instantané, une photographie prise sur le vif qui décrit sans complaisance, ni didactisme forcené, une tragédie intime et collective, celle de l'Allemagne nazie. "

 

Alessandro BARICCO - SOIE

Histoire sensuelle et dépaysante qui m'a fait découvrir Alessandro Baricco. Je me suis délectée de chaque détail. Il a vraiment l'art de réussir la description, de la rendre attrayante...

 Soie

"1861. Le sud de la France. Hervé Joncour achète et vend des œufs de vers à soie qu'il va chercher pour le compte de Baldabiou, en Syrie et en Égypte d'abord, puis plus tard au Japon, à l'autre bout du monde. "Un jour Baldabiou avait tenu dans sa main un voile tissé avec un fil de soie japonais. C'était comme ne rien tenir entre ses doigts." Un incroyable voyage ! Vienne, Budapest, Kiev, les monts d'Oural, le lac Baïkal, le fleuve Amour, et Capo Teraya, sur la côte ouest du Japon. Au bout du monde, Hervé Joncour rencontre une jeune fille, un regard "avec une intensité déconcertante". Ce voyage vers le Japon, vers ce regard, Hervé le fera inlassablement, années après années. Répétition des gestes, des images, chaque fois est un éternel recommencement ; les mots reviennent, inaltérables. Un texte sensuel, aérien, comme une étoffe de soie."

 

Bernharrd SCHLINK - LE LISEUR

Malgrè quelques longueurs...histoire choc ! Ce roman est extrèmement bien construit et m'a menée par le bout du nez jusqu'à la fin, m'emmenant toujours un peu loin dans la complexité des rapports humains...

 Le liseur

"C'était un rite amoureux étrange de ce couple mal assorti. Hannah, 35 ans, aimait que Michaël, 15 ans, lui fasse la lecture à haute voix. Un jour Hannah disparaît. Quelques années plus tard, alors qu'il fait ses études de droit, Michaël retrouve Hannah au banc des accusées d'un procès contre des criminelles nazies. Elle se défend mal, comme si elle préférait une lourde condamnation à l'aveu d'un honteux secret... Peut-on aimer quelqu'un dont on abhorre la conduite sans se rendre soi-même coupable ? Sous l'aspect d'une triste histoire d'amour, le roman soulève de graves questions, comme la responsabilité et les conditions de la dignité humaine."
 
 
Alessandro BARICCO - SANS SANG
 
Je reste encore ébahie devant la puissance du détail, provoquée par cet auteur. L'histoire est incroyablement bien tournée. Je préfère ne rien dire de plus de peur de dévoiler quoique se soit !
 
 
Sans sang
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
"Alors que la guerre est déjà terminée, quatre hommes investissent la ferme du docteur Roca, collaborateur supposé du régime qui vient de s’effondrer. Désireux de contribuer à l’édification d’un monde meilleur, traumatisés par les nombreux morts qui emplissent leur mémoire, ils le tuent sans même lui accorder le droit de comparaître devant un tribunal. Sa fille, cachée sous une trappe, ne perd rien de ce qui se déroule en surface.
 
Sans sang est certainement l’œuvre la plus bouleversante d’Alessandro Baricco, servie par une écriture nerveuse, tendue. Le romancier ne fait ici appel ni au pathos, ni aux grands sentiments. Il mène une réflexion saisissante sur une humanité aux prises avec l’horreur du passé, la guerre, le désir de vengeance. Une humanité qui part du principe qu’on « a beau s’efforcer de vivre une seule vie, les autres verront mille autres vies dedans, et c’est pour ça qu’on n’arrive pas à éviter de se faire du mal »
 
Par Laëtitia BERANGER - Publié dans : Partager mes lectures
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Lundi 13 février 2006 1 13 /02 /2006 17:00

Voici la liste de janvier... Si vous avez des réactions face aux livres commentés ou d'autres livres à recommander, les commentaires sont là pour ça !!

 

Catherine CUSSET - LA HAINE DE LA FAMILLE

C'est peut-être parceque je suis fille unique, mais je suis très friande de ce genre de portrait de famille ! Un roman frais, très sympa à lire.

"Dans les portraits de famille, d'abord papa : bon père, bon époux, la terreur des femmes de ménage, qui rage, enrage mais finit toujours par accepter ce qu'on lui demande. Il est l'homme sur qui on peut compter. Puis la maman, à laquelle est consacrée le chapitre suivant : une femme (juge) qui hait la famille, ne cesse de le clamer, déteste les fêtes, les repas à préparer, qui préfère son deuxième fils à ses quatre enfants, et que rien ne contente sinon une bonne note à l'école. Enfin, articulés autour de la narratrice (qui n'est autre que l'auteur), les frères, la sœur (tous brillants élèves), toute une famille qui se retrouve en Bretagne, à Ploumor, pour vivre tout simplement sa vie de famille, avec ses hauts et ses bas, ses humeurs, ses petites tragédies, ses bonheurs maritimes. "

 

 

Agota KRISTOF - LE GRAND CAHIER

Premier épisode d'une trilogie... Des images dures et crues, on s'en prend plein la face mais on continue tant l'histoire de ces deux jumeaux est insolite... A suivre.

"Dans la Grande Ville qu’occupent les Armées étrangères, la disette menace. Une mère conduit donc ses enfants à la campagne, chez leur grand-mère. Analphabète, avare, méchante et même meurtrière, celle-ci mène la vie dure aux jumeaux. Loin de se laisser abattre, ceux-ci apprennent seuls les lois de la vie, de l’écriture et de la cruauté. Abandonnés à eux-mêmes, dénués du moindre sens moral, ils s’appliquent à dresser, chaque jour, dans un grand cahier, le bilan de leurs progrès et la liste de leurs forfaits. Le Grand Cahier nous livre une fable incisive sur les malheurs de la guerre et du totalitarisme, mais aussi un véritable roman d’apprentissage dominé par l’humour noir."

Georges PEREC - PENSER/CLASSER

Un livre vraiment étonnant de par sa forme ! On rit et on s'étonne des classements divers et variés fait par l'auteur. En revanche, quelques longueurs m'ont fait sauter les pages beaucoup moins papitantes...

"Que me demande-t-on, au juste ? Si je pense avant de classer ? Si je classe avant de penser ? Comment je classe ce que je pense ? Comment je pense quand je veux classer ? (…) Tellement tentant de vouloir distribuer le monde entier selon un code unique ; une loi universelle régirait l'ensemble des phénomènes : deux hémisphères, cinq continents, masculin et féminin, animal et végétal, singulier pluriel, droite gauche (...) Malheureusement ça ne marche pas, ça n'a même jamais commencé à marcher (...). N'empêche que l'on continuera encore longtemps à catégoriser tel ou tel animal selon qu'il a un nombre impair de doigts ou des cornes creuses. "

 

Par Laëtitia BERANGER - Publié dans : Partager mes lectures
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Vendredi 17 février 2006 5 17 /02 /2006 15:31

Catherine CUSSET - Le problème avec Jane

 

Je suis assez déçue par ce roman, j'attendais beaucoup de l'effet de mise-en-abîme et finalement... Il ne se passe pas grand chose dans cette histoire ! ça reste sympa à lire et plutôt amusant, mais l'idée aurait pu être traitée de façon bien plus originale à mon sens.

Le problème avec Jane

Le problème avec Jane, c'est qu'elle n'a pas de problèmes ! Oh ! bien sûr ! elle a des soucis comme tout le monde, mais rien de tragique.

Enseignant le français dans une université américaine, elle aimerait bien obtenir un poste de titulaire, assumer moins de tâches administratives, rencontrer des collègues plus sympathiques, voir enfin publier son essai sur le style de Flaubert. Mais elle a rencontré, et épousé, l'homme de sa vie, Eric, pourvu de toutes les qualités. Alors de quoi pourrait-elle se plaindre ?

Le dénouement, c'est un roman manuscrit qu'elle reçoit un jour par la poste et dont elle est le personnage principal. Qui peut bien être l'auteur de ce livre aussi bien informé que si elle l'avait écrit elle-même ? Un amant éconduit ? Un collègue jaloux ? Un dangereux maniaque ? Entre l'enquête policière et le puzzle littéraire, Jane essaie de recoller les morceaux de sa vie menacée d'une triste routine.

 
Agota KRISTOF - La preuve
 
Dans la continuité du premier volet, nous suivons désormais Lucas dans son évolution... Le style est toujours aussi cinglant et les idées tortueuses, mais curieusement... je l'ai dévoré !

Avec Le Grand Cahier nous étions dans un pays en guerre où deux enfants, des jumeaux, apprenaient à survivre en usant toutes les ressources du mal et de la cruauté. Puis les jumeaux se séparaient, l’un d’eux franchissant la frontière, laissant l’autre en son pays pacifié mais dominé par son régime autoritaire. Seul, désormais privé d’une partie de lui-même, Lucas, celui resté, semble vouloir se consacrer au bien. Il recueille Yasmine et adopte son fils Mathias, porte sa pitance au curé du village, tente de consoler Clara dont le mari fut pendu pour ‘‘trahison’’, écoute avec attention la confession de Victor, le libraire qui rêve d’écrire un livre ... Et si c’était pire ? Le propre d’un système totalitaire n’est-il pas de pervertir à la base tout élan de générosité ? Ce que découvrira Claus, le jumeau exilé de retour sur les lieux de ses premiers forfaits, sera plus terrible encore : qu’il n’y a pas de générosité sans crime, et qu’on est toujours deux, même quand on est seul.
Au-delà de la fable, l’auteur pousuit ici son exploration impitoyable d’une mémoire si longtemps divisée, à l’image de l’Europe, et nous livre une belle méditation désespérée sur la littérature

 

Agota KRISTOF - Le troisième mensonge

Alors là, ça se complique ! Tout se mélange et moi... j'ai décroché !!! Si vous avez des pistes pour éclairer ma lanterne concernant la dernière partie du roman, je suis preneuse !

On m’appelle Claus T. Est-ce mon nom ? Dès l’enfance, j’ai appris à mentir. Dans ce centre de rééducation où je me remettais lentement d’une étrange maladie, on me mentait déjà. J’ai menti encore quand j’ai franchi la frontière de mon pays natal. Puis j’ai menti dans mes livres. Bien des années plus tard, je franchis la frontière dans l’autre sens. Je veux retrouver mon frère, un frère qui n’existe peut-être pas. Mentirai-je une dernière fois ? - Je m’appelle Klaus T. Mais personne ne me connaît sous ce nom-là. Depuis que mon frère jumeau a disparu, il y a cinquante ans de cela, ma vie n’a plus beaucoup de sens. J’ai longtemps attendu son retour. S’il revenait aujourd’hui, je serai pourtant obligé de lui mentir.

Après les horreurs de la guerre et les années noires d’un régime de plomb (La Preuve), le temps serait-il venu d’ouvrir les yeux sur la vérité ? Mais la vérité ne serait alors qu’un mensonge de plus car ‘‘un livre, si triste soit-il, ne peut être aussi triste que la vie’’.

Par Laëtitia BERANGER - Publié dans : Partager mes lectures
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Mardi 7 mars 2006 2 07 /03 /2006 14:52

Breat EASTON ELLIS - Lunar Park

J'ai mis une éternité à finir ce livre, pourtant élu "Meilleur livre de l'année 2005" par le magazine "LIRE". Et quelle déception ! Les évènements "surnaturels" arrivent au compte-goutte (quelques passages et idées originales auraient pu être beaucoup mieux amenés et décrits) et le reste du temps on s'ennuie ferme avec les questions existentielles de l'auteur. Cela ressemble juste à un mauvais Stephen King...

Dans Lunar Park, Bret Easton Ellis, enfant terrible des lettres américaines, pense que les madeleines de Proust sont des mandarines, que sa maison d'Elsinore Lane est hantée, que le spectre de son père mort et peut-être aussi Patrick Bateman, le tueur d'American Psycho, que la moquette « pousse » dans la salle de séjour, qu'un cœur bat sous « la peau » d'un oiseau en peluche appelé Terby, que les femmes autour de lui ne verront jamais ces apparitions surnaturelles, que son fils sait où sont allés les garçons qui disparaissent mystérieusement, qu'il doit retrouver la simplicité des phrases qu'il écrivait dans son premier roman, qu'un massacre des innocents d'un genre nouveau est en cours, qu'une seconde chance lui est donnée, que Lunar Park sera son dernier roman.

 

 

 

Eric NEUHOFF - Les hanches de Laëtitia

Un tel titre ne pouvait me laisser indifférente ! Lecture sympathique qui nous fait partager les aventures de ces adolescents tous (ou presque !) béats d'admiration devant la fameuse Laëtitia... Une histoire qui sonne vrai et nous ramène à cette période faite de priorités si différentes !

 

Deux ans de perdus ? A vingt ans, Neuhoff est encore un adolescent. Il raconte ses deux premières années d'études, lui qui fait semblant de préparer Normale, ses copains, qui redoublent leur Droit, et les filles, qu'ils ne savent pas comment approcher. Une bande de potes un peu fade, aux années de débauche pas vraiment tranchantes.

Philippe DELERM - La sieste assassinée

Ce livre est un régal d'un bout à l'autre... Dans mes préférés : "Le oui oui au coiffeur" (extrait ci-dessous), "Les petites vieilles du jackpot", "Donner sa place dans le métro", etc... Les titres sont déjà évocateurs, vous ne trouvez pas ?! Des petites perles du quotidien à savourer sans modération...

La sieste assassinée

 

 

"Mais la minute qui compte, c'est tout à la fin. Les gestes se sont alentis, le coiffeur vous a délivré du tablier de nylon, qu'il a secoué d'un seul coup, dompteur fouetteur infaillible. Avec une brosse douce, il vous a débarrassé des poils superflus. Et l'instant redouté arrive. Le coiffeur s'est approché de la tablette, et saisit un miroir qu'il arrête dans trois positions rapides, saccadées : sur votre nuque, trois quarts arrière gauche, droite. C'est là qu'on mesure soudain l'étendue du désastre... Oui, même si c'est à peu près ce qu'on avait demandé, même si l'on avait très envie d'être coiffé plus court, chaque fois on avait oublié combien la coupe fraîche donne un air godiche. Et cette catastrophe est à entériner avec un tout petit oui oui, un assentiment douloureux qu'il faut hypocritement décliner dans un battement de paupières approbateur, une oscillation du chef, parfois un "c'est parfait" qui vous met au supplice. Il faut payer pour ça."

Quelques courts textes, pleins d'humour, qui sont autant de petites madeleines, tantôt venues de la mémoire de l'enfance, tantôt contemporaines, et saisies à la surface du temps.

Par Laëtitia BERANGER - Publié dans : Partager mes lectures
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Lundi 1 mai 2006 1 01 /05 /2006 17:13

Lectures très éclectiques ce mois-ci ;-)

 

Alexandre JARDIN - Le roman des Jardin

Lecture divertissante même si l'histoire part un peu dans tous les sens et si le style d'Alexandre Jardin reste intact. Ah ! Comme les déjeuners du dimanche seraient plus pétillants avec une telle famille !!

 

Le roman des Jardin

 
« Dois-je avouer que, soudain, j'en ai eu assez de me cacher publiquement en écrivant des romans de bon garçon ? Que mes petites épopées sur l'extase conjugale m'ont paru, la quarantaine venue, bien pâlichonnes au regard des folies de ma famille ? Bon sang, me suis-je dit : jusqu'à quand auras-tu peur d'être un Jardin ? Il faut admettre que le sang des Jardin est un breuvage à hauts risques. Une gorgée, et bas les masques ! Cap sur les sentiments incorrects ; sur des fièvres bizarres, loufoques, grisantes ; sur ces hurluberlus qui font ma tribu et qui embellirent leur vie de magnifiques audaces...
AJ.
 
 

John FANTE - Mon chien stupide

Un délicieux portrait du chien "Stupide" et de sa famille d'adoption. J'ai adoré les réflexions du père de famille voyant sa vie chamboulée par ce gros chien, de l'humour avec une bonne dose d'ironie comme j'aime !

 

" Si vous avez des idées noires, plongez-vous dans Mon Chien Stupide. Vous en sortirez revigoré. Le nouvel avatar de Fante, alias Bandini, est un quinquagénaire vivant sur le bord du Pacifique avec sa femme et ses quatre enfants qui le font tourner en bourrique. Il recueille un énorme quadrupède, Stupide, un chien étrange qui complète la maisonnée. C'est à la fois drôle, ironique, tragique, bouleversant et merveilleusement écrit. A lire de toute urgence. "
Pierre Roudil, Figaro Magazine


 

Stefan ZWEIG - La confusion des sentiments

 

J'ai eu du mal au début (phrases un peu longues et notes de bas de pages !) mais au final, je reste scotchée par cette description complexe des sentiments. Le choix des mots et cette montée en puissance me laisse vraiment admirative...

La Confusion des sentiments

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Au soir de sa vie, un vieux professeur se souvient de l'aventure qui, plus que les honneurs et la réussite de sa carrière, a marqué sa vie. A dix-neuf ans, il a été fasciné par la personnalité d'un de ses professeurs ; l'admiration et la recherche inconsciente d'un Père font alors naître en lui un sentiment mêlé d'idolâtrie, de soumission et d'un amour presque morbide.
Freud a salué la finesse et la vérité avec laquelle l'auteur d'Amok et du Joueur d'échecs restituait le trouble d'une passion et le malaise qu'elle engendre chez celui qui en est l'objet.
Paru en 1927, ce récit bref et profond connut un succès fulgurant, en raison de la nouveauté audacieuse du sujet. Il demeure assurément l'un des chefs-d'ouvre du grand écrivain autrichien
.
 
 
NB: A lire aussi de toute urgence et du même auteur: "Le joueur d'échecs" qui m'a laissé un souvenir incroyable.
Par Laëtitia BERANGER - Publié dans : Partager mes lectures
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Réclame...

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