Melancholia, mon amour

Publié le par Laetitia BERANGER

Ce film fait partie de la sélection du Festival d'été organisé par le Christoblog. 10 films à voir et à chroniquer jusqu'au 4 octobre avec au final : un classement et un palmarès des meilleurs acteurs, actrices, scénarios, réalisateurs...

 

Melancholia

 Réalisé par Lars von Trier


Avec : Kirsten Dunst, Charlotte Gainsbourg, Kiefer Sutherland, Charlotte Rampling, John Hurt...

 

Durée : 02h10min

 

"À l'occasion de leur mariage, Justine et Michael donnent une somptueuse réception dans la maison de la soeur de Justine et de son beau-frère. Pendant ce temps, la planète Melancholia se dirige vers la Terre..."
  

 

Tout est effectivement dit dans ce résumé seulement voilà, cela va bien au-delà ! Je connais encore peu le travail de Lars Von Trier mais ses films ont le don de m'emporter et de laisser une trace singulère en moi. J'avais vu "Dancer in the dark" à sa sortie et je me souviens très précisément du silence pesant dans lequel la salle était restée plongée à la fin de la projection, du temps que les gens avait pris avant de se lever et de se diriger vers la sortie... Je me souviens aussi du choc éprouvé à chaque scène d'ouverture de ces films : celle de "Dogville" (découverte du plateau et de cette folle idée de représenter la ville par un marquage au sol), celle d'"Antichrist" (je n'ai pas aimé la suite mais ces premières images à la fois si crues et si lyriques et le drame qui se joue sous nos yeux demeurent extrèmement présents dans mon esprit) et pour arriver enfin au sujet qui nous occupe aujourd'hui, la scène d'ouverture de "Melancholia".

 

Il ne servirait à rien que je tente de la décrire ici, il faut la voir et la ressentir, c'est unique. Là aussi, le mélange est subtil et étonnant. Comment réussir à conjuguer poésie visuelle, apocalypse, esthétisme, étrangeté, fantastique ; le tout enrobé d'un opéra de Wagner sans tomber dans le grotesque, cela tient du miracle ! Ces différents tableaux comme animés au ralenti m'ont fascinée, ils resteront très certainement en moi...

 

Melancholia

 

La suite nous donc à voir ce mariage, la dépression du personnage interprété par Kirsten Dunst, (diaphane, superbe) l'opposition avec sa soeur (tout aussi merveilleuse Charlotte Gainsbourg), les hommes passent mais ne restent pas ; un père, deux maris, l'histoire n'est pas là. Un petit garçon fera néanmoins le pont entre elles jusqu'à la fin... Deux soeurs, deux planètes et un petit cercle de fil de fer pour évaluer l'imminence du danger. Le temps s'étire et on s'enlise avec elles jusqu'aux genoux dans la pelouse du golf, on s'étend sur la mousse au clair de lune, on est impuissant et on finit par se résoudre : la fin approche. 

 

Les dernières images ont quasiment traversé l'écran pour venir m'éblouir et imprimer sur ma peau leurs rayons sublimes et terrifiants. Je n'ai pas rouvert les yeux, j'y suis encore...

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article

Bob Morane 29/08/2011 10:32



Très belle critique, aussi émouvante que le film.  J'ai eu un peu de mal à m'en remettre. Sur le moment, j'ai été subjugé et avec le temps carrément hanté. Film pas si facile mais envoutant.



dasola 24/08/2011 23:35



Bonsoir Laetitia, tu parles très bien du film surtout le début et la fin qui sont les moments les seuls moments à retenir selon moi. Bonne soirée.



Vance 23/08/2011 11:49



Bravo ! tu as gagné le droit de figurer en lien dans le Palmarès. A bientôt !



Lo 23/08/2011 11:24



Toi aussi tu as été émerveillée.... ;-)


Aller, tu peux rouvrir tes yeux pour lire tes commentaires.


 



Christophe 19/08/2011 16:53



Pour moi, c'est un chef-d'oeuvre.