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"Ecriveuse-Liseuse" de belles aventures...
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Ce que sais de Véra Candida - Véronique OVALDE
J'ai passé un délicieux moment en compagnie de Véra Candida, elle vient s'ajouter aux quelques personnages qui me manquent, maintenant que la dernière page est tournée. A la
fin, j'ai pensé Tu l'as lu trop vite, il aurait fallu savourer... Là aussi, j'ai envie de le comparer au "Coeur cousu" (je sais, ça devient une manie) le style est très différent
mais il est de nouveau question de transmission mère/fille à travers plusieurs générations. Les images, les associations d'idées sont souvent inventives et surprenantes,
la plume légère et pleine de fantaisie raconte pourtant une histoire bouleversante mais jamais larmoyante. (J'ai par ailleurs, beaucoup aimé les propos de Véronique OVALDE au micro de la
malicieuse Rebecca
Manzoni).
"Quelque part en Amérique du Sud, dans l’île de Vatapuna ou à Lahomeria, trois femmes d’une même lignée semblent
prédestinées à connaître le même sort : mettre au monde une petite fille et être forcée de taire à jamais le nom du père. Elles se nomment Rose, Violette et Vera Candida. Ce sont des femmes
éprises de liberté mais enclines à la mélancolie, des femmes téméraires mais sujettes aux fatalités propres à leur sexe. Chacune à sa manière se bat pour faire honneur à ce qu’elles sont : des
mères affranchies, bien décidées à se choisir elles-mêmes leur destin."
La nuit je suis Buffy Summers - Chloé DELAUME
Il m'a sans doute manqué des tas de références pour pouvoir apprécier au mieux cette fan-fiction mais le concept de livre-jeu allié au style Delaumien m'a beaucoup amusée. Lors de la
première "partie", je suis morte très vite. Alors j'ai recommencé. Plusieurs fois. J'ai triché aussi. Les dés sont imprimés en bas de chaque page, il suffit de les faire défiler et arrêter le
doigt sur une page pour connaître le résultat. J'avoue avoir fait marche arrière quand le lancer de dés me conduisait un peu trop souvent dans les bras de la maléfique Miss
Mildred...
"L'hôpital psychiatrique dans lequel vous séjournez est en proie à l'agitation. Vos voisins de cellule sont fébriles, le personnel soignant tendu ; les rumeurs se répandent, les incidents se
multiplient. Vous ne voyez pas le rapport entre le trafic d'organes orchestré par l'infirmière en chef et la dénommée Buffy Summers aka la Tueuse, héroïne de série télévisée. Pourtant vous allez
devoir enquêter, survivre, et peut-être même sauver le monde. Enfin si vous êtes prêt à jouer. Après Corpus Simsi et Certainement pas, Chloé Delaume poursuit son exploration du jeu en
littérature. S'inspirant des traditionnels livres dont vous êtes le héros, La nuit je suis Buffy Summers est un roman interactif où humour, fantastique et détournements littéraires proposent au
lecteur de singulières pérégrinations en terre d'amnésie."
J'irai cracher sur vos tombes - Boris VIAN
On est bien loin de l'univers poétique de "L'écume des jours" mais
c'est une lecture très forte qui m'a tenue captive jusqu'au bout. Une mécanique précise, huilée pour une vengeance terrifiante. Violent, cru et parfaitement immoral... j'ai adoré
ça !

"Si vous le lisez avec l'espoir de trouver dans J'irai cracher sur vos tombes quelque chose capable de mettre vos sens en feu, vous allez drôlement être déçu. Si vous le lisez pour y retrouver la
petite musique de Vian, vous l'y trouverez. Il n'y a pas beaucoup d'écrits de Vian dont il ne suffise de lire trois lignes anonymes pour dire tout de suite : " Tiens, c'est du Vian ! " Ils ne
sont pas nombreux, les écrivains dont on puisse en dire autant. Ce sont généralement ces écrivains-là qui ont les lecteurs les plus fidèles, les plus passionnés, parce que, en les lisant, on les
entend parler. Lire Vian, lire Léautaud, lire la correspondance de Flaubert, c'est vraiment être avec eux. Ils sont tout entiers dans ce qu'ils écrivent.Ca ne se pardonne pas, ça. Vian a été
condamné. Flaubert a été condamné... Delfeil de Ton."
Trois femmes puissantes - Marie NDIAYE
J'étais très impatiente de le lire... Je n'ai hélas, jamais réussi à y entrer véritablement. De la première histoire je ne retiens qu'une image saisissante : celle du "démon assis
sur le ventre" du frère de Norah. De la seconde, une sensation d'ennui et de chaleur écrasante. Seule la troisième est parvenue à me bousculer mais il était je crois, un peu trop
tard. L'ensemble m'a semblé assez décousu, le style éparpillé (nombreux retours à la ligne, confusion des dialogues, enchaînements déroutants) et certaines répétitions m'ont franchement
lassée. Je n'abandonnerai pas pour autant ma découverte de Marie NDIAYE car sa sorcière m'avait vraiment étonnée...
"Trois récits, trois femmes qui disent non. Elles s'appellent Norah, Fanta, Khady Demba. Chacune se bat pour préserver sa
dignité contre les humiliations que la vie lui inflige avec une obstination méthodique et incompréhensible. L'art de Marie NDiaye apparaît ici dans toute sa singularité et son mystère. La force
de son écriture tient à son apparente douceur, aux lentes circonvolutions qui entraînent le lecteur sous le glacis d'une prose impeccable et raffinée, dans les méandres d'une conscience livrée à
la pure violence des sentiments."
Une histoire d'amour - Régis JAUFFRET
Si j'aime l'univers sombre et tordu de Jauffret, je dois bien avouer que cette histoire m'a mise très mal à l'aise. Je l'ai pourtant quasiment lue d'une traite, en proie à une terrible
sensation d'attraction/répulsion. Plus je trouvais ça dérangeant et moins je pouvais m'en détacher ! C'est donc très réussi mais si je ne nie pas avoir trouvé un grand intérêt au portrait
psychologique du violeur, je reste dubitative face la passivité affichée par la victime. C'est sans doute cette soumission ambigüe qui m'a parue la plus
insoutenable.
"Lorsqu'il la croise dans le train, il (le narrateur) décide qu'elle est la femme de sa vie, la mère de ses enfants. Tout ce qu'il met alors en place est d'une logique sans faille, celle d'un
déséquilibré capable de tout. Alors qu'il aurait pu l'aborder simplement, il préfère la suivre jusqu'à son travail, puis chez elle où il la viole. Emprisonné, il tente de l'oublier en vain ;
alors, toujours comme une évidence, à sa libération il la retrouve, la viole encore, la brutalise, la terrorise. Elle s'appelle Sophie, elle est vendeuse. Lui est professeur d'anglais, un homme
banal (...). Histoire d'une persécution, d'une soumission, sadisme justifié, ce monologue nous fait entendre la voix cruelle et implacable d'un dangereux maniaque."
Fleurs Carnivores - Régis PENET, Jean-Blaise DJIAN
Je tente régulièrement une incursion dans le monde de la BD mais les essais ne sont jamais vraiment concluants... Hélas, cette fois encore, je ne suis pas très enthousiaste. Le scénario m'a
semblé assez basique et je ne suis pas suffisamment sensible aux illustrations pour me laisser embarquer sans une histoire vraiment prenante. Range ton colt et circule, y a peu à
voir...
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mystère... il suffit de les pousser !
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