Lectures mars 2012

Publié le par Laetitia BERANGER

Retour à la lecture et au compte-rendu mensuel...

 

Une femme avec personne dedans - Chloé DELAUME

 

J'ai lu ce livre dans un train me ramenant vers Paris. Lorsqu'une femme s'est approchée de moi pour savoir ce qui me captivait tant, je ne me suis pas sentie de le lui conseiller car n'étant pas familière de l'oeuvre delaumienne, celui-ci ne me paraissait pas la bonne entrée. Pour moi, et rien que pour cette phrase-là, c'était un bon choix : "Ne m'investissez pas en surface à transferts, entrez en votre Je, qu'il soit replet de vous, de votre volonté. Ecrivez-vous vous même, quelle vie vous souhaitez-vous".

 

 

 

"L’Apocalypse n’est pas un événement visible, parce qu’elle frappe individuellement. Ainsi, la narratrice se plie à l’ordre de l’Ange annonciateur : Écris donc ce que tu as vu, ce qui est, et ce qui doit arriver ensuite. Elle s’attelle au récit d’une certaine Fin des Temps, celle des valeurs patriarcales et normées, incarnées par le couple hétérosexuel. Modifier le réel est l’unique solution, mais l’usage de la fiction se complique lorsqu’il engendre le suicide au sein de son propre lectorat. Par-delà son exercice de déconstruction, ce livre est un roman d’amour. Chloé, Igor, la Clef, une femme un homme une femme, quelques possibilités. Tenter des formes de vie alternatives, c’est toujours se heurter à une remise en cause de son identité. Au lecteur de choisir, et peut-être d’inventer ce qui doit arriver ensuite. À l’héroïne, comme à lui-même. Le hasard n’existe pas, alors autant s’organiser."


 

L'univers en folie - Fredric BROWN

 

En matière de littérature, j'ai rarement envie de légèreté, de divertissement pur et dur mais ce petit livre là a été déposé entre mes mains par Virginie et je l'en remercie. De la science fiction quasiment parodiée qui m'a fort amusée !

 

 

"10 juin 1954. La première tentative de lancement d'une fusée dans la Lune se solde par un échec disons... cuisant. Du moins pour Keith Winston, journaliste dans une revue de science-fiction, littéralement désintégré dans le jardin de son patron par l'explosion du projectile et ...réintégré dans un univers parallèle où monstres hideux aux yeux pédonculés et femmes de l'espace en sous-vêtements sexy côtoient le commun des mortels avec le plus grand naturel, sur fond de guerre intergalactique entre Arcturus et la Terre.(...)."


 

Notre besoin de consolation est impossible à rassasier - Stig DAGERMAN

 

Cet ouvrage est le premier qui est venu à l'esprit de mon "bibliothérapeute", le titre m'a immédiatement donné envie de l'acquérir. Je l'ai lu et... rien. Je suis, je crois, complètement passée à côté. La langue est belle, c'est indéniable mais elle n'a pas fait écho. Le moment était peut-être mal choisi...

 

 

"Depuis la découverte, en 1981, de ce texte où Stig Dagerman, avant de sombrer dans le silence et de se donner la mort, fait une ultime démonstration des pouvoirs secrètement accordés à son écriture, le succès ne s'est jamais démenti. On peut donc, aujourd'hui, à l'occasion d'une nouvelle édition de ce " testament ", parler d'un véritable classique, un de ces écrits brefs dont le temps a cristallisé la transparence et l'inoubliable éclat."

 

 

Si la lecture ne m'a pas embarquée, la version mise en voix par le chanteur des Têtes Raides m'a tout autrement donné à entendre le rythme et le mouvement du texte. Je vais laisser reposer et reprendrai plus tard la version papier...

 

 

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avocat divorce 14/05/2012 16:49


J’ai lu le
livre de Stig Dagerman “Notre besoin de consolation…. Je ne suis pas allé Jusqu’au bout, trop sombre à mon goût. Bise


 

@ntoine 09/04/2012 18:57


Tiens, ta réaction à la lecture de Notre besoin de consolation est impossible à rassasier m'évoque inévitablement une certaine pièce de théâtre vue
ensemble !


Grosses bises, et bon festival.

Emeraude 08/04/2012 22:57


Un bibliothérapeute? Je croyais que ça n'existait qu'en Grande Bretagne pour l'instant... (sinon j'ai moi aussi lu le Stieg Dagerman que j'ai complètement oublié et qui donc, ne m'a plus touchée
que ça, même s'il m'avait plutôt plu sur le coup de la lecture)