Lectures mai 2011

Publié le par Laetitia BERANGER

Brooklyn noir - présenté par Tim MCLOUGHLIN

 

Ce recueil de nouvelles noires fait partie de la collection "Une ville, une anthologie" des éditions Asphalte (merci aux deux éditrices et à Babelio pour l'envoi !). Le concept m'a immédiatement séduite mais les nouvelles ne m'ont pas toutes convaincues (j'avoue avoir parfois pensé "N'est pas Selby qui veut !"). Je retiens surtout "L'entraînement" (merveilleuse description d'un père effectuant des "développés-couchés" avec sa fille à bout de bras). J'ai choisi Brooklyn mais j'étais aussi bien tentée par Paris. Si le coeur vous en dit, vous pouvez aussi arpenter Los Angeles, Londres, Rome et bientôt Mexico... Une playlist est concoctée pour chaque recueil, vous pouvez écouter ici celle consacrée à Brooklyn. 

 

Brooklyn noir

 

"Peu de boroughs de New York ont l'indépendance d'esprit et la personnalité de Brooklyn. En vingt nouvelles, Brooklyn Noir offre un panorama des différentes communautés qui y vivent : rastas et juifs hassidiques, flics irlandais et rappeurs, Coney Island babies et gangsters de Little Odessa. Une multitude de langages, d'origines, de classes sociales, le tout pour un melting pot noir empreint de l'inimitable atmosphère brooklynite, désinvolte et décalée."

 

 

 

Les fragments du discours amoureux - Roland BARTHES

 

Les éditions Audiolib ont eu la gentillesse de m'envoyer ce titre de leur catalogue, je les en remercie ! J'étais très impatiente de découvrir ces fragments dans la bouche de Luchini (je garde un souvenir mémorable de son spectacle le Point sur Robert... Roland Baaaaaarthes, j'ai le phone de Baaaarthes !) et même si je savais que la fougue du personnage serait ici contenue, je suis un peu déçue. Le phrasé et la diction sont bien évidemment irréprochables mais le propos est exigent et il m'a donc été assez difficile de l'appréhender en mode audio. L'écoute est vraiment plaisante mais le pari de l'audio-lecture n'est pas remporté pour moi pour ce titre-là... Si ce n'est pour mieux revenir dans un second temps, à la version papier !

 

Fragments d'un discours amoureux, de Roland Barthes, lu par Fabrice Luchini

 

"Décrivant son projet pour Fragments d’un discours amoureux, Barthes précise que « tout est parti du principe qu'il fallait faire entendre la voix de l'amoureux ». D’où le choix d'une « méthode dramatique": ici, pas de théorisation de ce discours amoureux, mais sa seule expression. « C'est un portrait qui est proposé, mais ce portrait n'est pas psychologique » ; il se fait l’écho de « quelqu'un qui parle en lui-même, amoureusement, face à l'autre - l'objet aimé -, qui ne parle pas »"





Le park - Brice BEGOUT



Il s'agit cette fois-ci d'un prêt de mon camarade Carpe Webem, merci ! Je ne suis hélas pas aussi enthousiaste que lui car ce petit livre me laisse un goût d'inachevé assez prononcé... J'ai eu la sensation de survoler le park sans jamais m'y poser, sans jamais pouvoir réellement appréhender ce qui s'y passait. Un livre en somme, trop conceptuel, trop suggéré...

  

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"Roman d'anticipation décrivant un monde de divertissement poussé à l'extrême. Sur une île, le ParK est un condensé insolite de toutes les formes de parcs imaginées par les hommes. Le cerveau du projet, Litch, est le théoricien de la neuro-architecture, fondée sur les ressorts les plus subtils de la psychologie humaine. L'exploration d'un lieu étrange où se mêlent l'insolite et l'effroyable."





Olivier - Jérôme GARCIN

 

Après ces trois lectures en demi-ton, je termine avec celle-ci qui a remporté ma complète adhésion ! Je savais d'avance que ce récit allait me toucher car j'avais été très émue d'entendre Jérôme Garcin l'évoquer à la radio. Comprenez bien que cet auteur est tout spécial pour moi, je l'écoute chaque dimanche soir (bien souvent à la frontière du sommeil) sa voix et ses éclats de rires me sont très familiers. Alors pénétrer ainsi dans cette intimité familiale, dans ce vide laissé par ce double arraché et découvrir la douleur, la gravité, c'est forcément très très particulier... La langue est belle, sensible; si je n'avais pas été dans un train, j'aurais aimé prononcer tout haut les phrases de Jérôme et le prénom d'Olivier...

 

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"Olivier était le prénom du frère jumeau de Jérôme Garcin. A l’âge de cinq ans Olivier fût fauché par une voiture et ne survécut pas à l’accident. Malgré les années, le souvenir de ce frère n’a jamais quitté Jérôme Garcin. Double de lui-même, Olivier a grandi en lui, en même temps que lui. Une présence fantomatique qui lui a donné très tôt le goût de la solitude, et un étrange rapport à l’existence. (...)"

 

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Quand le paysage ajoute à la beauté des pages...

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Juliette 09/06/2011 09:42



J'avais lu les soeurs de Pragues, bofbof...



emmyne 08/06/2011 11:46



" Fragments d'un discours amoureux " est l'un de mes livres fétiche, je crois que j'aurai vraiment du mal à l'entendre lu, il reste une voix intérieure.



Laetitia BERANGER 09/06/2011 10:05



@Emmyne : Je comprends... Pour la même raison, je n'ai pas pu écouter "L'écume des jours" par Arthur H :-)



virginie 08/06/2011 07:52



Ce Brooklyn noir me tentait bien ! Le Rome noir aussi ! J'ai tant hésité entre les deux que finalement je les ai laissés tous les deux sur le rayon !



Laetitia BERANGER 09/06/2011 10:03



@Virginie : Je te le prête avec plaisir lors d'un prochain déjeuner montparnassien, si tu veux !



Emeraude 07/06/2011 22:15



j'ai tellement peu adhéré à "Olivier" que je n'en ai même pas fait de billets...
Je pensais être, comme toi, touchée, pour d'autres raisons (la géméllité...) mais en fait, j'ai surtout eu l'impression qu'il avait eu besoin d'écrire ce livre (ce que je comprends) mais je vois
de moins en moins l'intérêt pour nous lecteurs, de lire ce genre de roman. (Par exemple, à la rentrée littéraire, Michel Schneider qui a écrit 'Marylin dernière séance' publie un roman sur son
frère qui s'est suicidé après avoir fait la guerre d'Algérie. Je comprends le besoin des auteurs mais franchement, pour moi, ce n'est plus que du voyeurisme. ou alors il faut que ça soit
excessivement bien écrit, ce qui ne m'a pas paru être le cas chez J.Garcin (sans pour autant que ça soit mal écrit))


Ouh là, désolée, j'ai un peu trop écrit je crois ;-)



Laetitia BERANGER 09/06/2011 10:00



@Emeraude : Etrange... Je me demande si le fait que tu sois toi-même jumelle n'ait pu avoir une incidence sur ton manque d'adhérence (trop d'attente ? l'innacceptable idée du jumeau arraché ?).
Si le récit a pu te paraître impudique, il n'est néanmoins pas nombriliste à mon sens, les pages consacrées à son épouse, ses enfants, ses amis sont d'une grande générosité. Le style est une
affaire de goût bien sûr, à moi, il a beaucoup parlé... Dans une certaine mesure, j'ai retrouvé des émotions proches des romans de Philippe Grimbert. Je pense particulièrement à "La mauvaise
rencontre". Par ailleurs tout autant autobiographique (enfin je crois) et tout aussi peu voyeuriste selon moi !



Juliette 07/06/2011 18:49



je crois n'avoir loupé aucune intervention radio de Jéjé! Emouvant en diable... et quelle voix!



Laetitia BERANGER 09/06/2011 09:40



@Juliette : Que tu plussoies me comble d'aise :-) Si tu ne l'as pas déjà fait, lis le monsieur car sa voix écrite pourrait te plaire... Du même jéjé, j'avais déjà beaucoup aimé "Les livres ont un
visage".