L'Apollonide (une maison close à laisser fermée)

Publié le par Laetitia BERANGER

Le Festival d'été du Christoblog touche à sa fin et je me vois dans l'obligation de renoncer au sprint final pour cause de déménagement imminent ! Je n'aurai pas le temps de voir et chroniquer "Crazy Stupid Love" et "Restless" d'ici la fin de la semaine et ne pourrai donc voter et établir mon palmarès dans les temps. J'essaierai néanmoins de le faire ultérieurement...

 

L'Apollonide - souvenirs de la maison close

 

Réalisé par Bertrand Bonello


Avec Hafsia Herzi, Céline Sallette, Jasmine Trinca,


Durée : 02h02min

 

"À l'aube du XXème siècle, dans une maison close à Paris, une prostituée a le visage marqué d'une cicatrice qui lui dessine un sourire tragique. Autour de la femme qui rit, la vie des autres filles s’organise, leurs rivalités, leurs craintes, leurs joies, leurs douleurs... Du monde extérieur, on ne sait rien. La maison est close."

 

 

 

La bande-annonce était aguicheuse ; les filles alanguies, le velours, j'avais très envie d'entrer dans la maison... Quelle déception, j''en suis ressortie furieuse en claquant la porte et les talons ! Ma visite avait pourtant bien débuté, j'ai regardé les filles déambuler, attendre les clients, se pomponner, boire, fumer, attendre encore. Leur ennui est devenu le mien mais je me disais pourquoi pas, devenons l'une d'elles, soignons la présentation...

 

L'Apollonide - souvenirs de la maison close

Puis, peu à peu, ce qui me plaisait est devenu à mes yeux diablement chichiteux : les flashbacks stériles, les split screens inutiles ; la violence d'une scène répétée, appuyée, jusqu'à lui faire perdre tout de son intensité...

  

(Mon énervement s'est momentanément estompé quand j'ai réalisé que le travail de Bonello ne m'était pas si inconnu que je le pensais. J'avais déjà commis l'erreur de me glisser dans une salle de ciné pour voir "De la guerre", film ô combien vain et ridicule selon moi.)

 

Mais le bouquet final réside dans le sabotage monumental de la fin ! Tout d'abord, la matérialisation d'un rêve qui passait très bien tant qu'il était évoqué mais qui tourne au grotesque quand il nous est montré, le rassemblement de tous les clichés possibles et imaginés (la syphilis, les dettes, la drogue pour oublier) une vengeance téléphonée et parfaitement bâclée et enfin (je vais écourter) des images finales rompant le peu de magie qui aurait pu subsister avec un message que l'on peine à interpréter, euh quoi, rien n'aurait changé ?

 

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Thomas Grascoeur 03/11/2011 00:05



Décevant...



bobmorane75 10/10/2011 10:16



J'ai eu le même ressenti que toi. Je n'ai pas aimé cette interprétation et une réalisation pompeuse et grotesque quant il y avait de quoi faire mieux et plus large. un gros ratage !



ffred 05/10/2011 17:36



Ah enfin une critique de ce film qui me plait...