Habemus pas Papam

Publié le par Laetitia BERANGER

Je vous parlais dernièrement de "Mélancholia", voici un autre film vu et chroniqué dans le cadre du Festival d'été organisé par le Christoblog... Pour mémoire, les mini-chroniques de "La piel que habito", "Les bien aimés", "La guerre est déclarée" et "We need to talk about Kevin" se trouvent ici dans mon compte-rendu cannois...

 

Habemus Papam

 

Réalisé par Nanni Moretti

 

Avec Michel Piccoli, Nanni Moretti, Jerzy Stuhr...

 

Durée : 01h42min

 

 

"Après la mort du Pape, le Conclave se réunit afin d’élire son successeur. Plusieurs votes sont nécessaires avant que ne s’élève la fumée blanche. Enfin, un cardinal est élu ! Mais les fidèles massés sur la place Saint-Pierre attendent en vain l’apparition au balcon du nouveau souverain pontife. Ce dernier ne semble pas prêt à supporter le poids d’une telle responsabilité. Angoisse ? Dépression ? Peur de ne pas se sentir à la hauteur ? Le monde entier est bientôt en proie à l’inquiétude tandis qu’au Vatican, on cherche des solutions pour surmonter la crise…"

 

 

 

Des mains. Celles de Michel Piccoli que nous donne à voir l'affiche du film, les miennes qui se tordent sur mes genoux. Des yeux. Ceux de Michel Piccoli fuyants. Les miens, se remplissant. Le sujet n'avait rien pour me plaire, et pourtant ! Quelle surprise, quelle fantaisie... De Nanni Moretti, je ne connaissais que le "Journal intime" et "La messe est finie", les deux m'avaient vraiment intéressée mais je n'y étais pas entrée aussi directement (je n'oublierai en revanche, jamais les enfants uniques ayant pris le pouvoir sur les téléphones familiaux et surtout le fou rire qu'ils m'avaient provoquée !) mais revenons à nos moutons (Et comment fait le mouton ?!! Aller, ça suffit, passe-moi ta mère...).

Habemus Papam

Pas d'enfants ici quoique... les cardinaux aux cheveux blancs s'adonnant aux joies du volleyball avaient incontestablement quelque chose d'insouciant et de juvénile ! Des situations singulières et décalées comme celle-ci le film n'en manque pas. Vous savourerez sans doute comme moi, la tentative de séance d'analyse de Moretti face à un Pape que l'on ne peut laisser seul, avec lequel il faut user de discrétion pour évoquer son rapport à la mère et qu'il vaut mieux éviter de questionner sur ses rêves !

 

Moretti m'a donc réjouie et Piccoli beaucoup émue. Cette démarche incertaine, ce regard affolé et ce cri improbable face à l'ampleur de la tâche m'ont vraiment impressionnée. Il faudrait aussi parler de la troupe de théâtre que le Pape va être amené à rencontrer. Du rôle de Tchekov dans tout ça mais le but n'est pas de tout raconter mais de vous inciter à pousser les portes du Vatican alors je conclus et vous laisse vous mettre en route.

 

J'ai toujours aimé observer du coin de l'oeil les réactions de mes voisins cinéphiles (ma manière à moi de communier, j'imagine !). Ce soir-là, quand le Pape s'est approché du balcon, j'ai vu les mains de mon voisin se décoller de ses genoux, je crois qu'en parfaite osmose avec la foule des croyants, il a bien failli applaudir furieusement...

 

De cette séance-là, je retiendrai donc le ravissement d'un film facétieux et touchant, des mains qui dansent et des yeux qui sourient.

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dasola 03/10/2011 14:15



Bonjour, comme l'écrit Thomas Grascoeur "très jolie conclusion" pour un film léger et grave à la fois. Un beau film mérite qu'on y aille. Bonne journée.



Thomas Grascoeur 28/09/2011 16:32



Belle conclusion, qui résume bien :-)



L'Hippocampe associé 27/09/2011 18:09



Il est joli, votre article :-)


Oui, et puis quelle belle idée de la liberté, ce film ...



Bob Morane 25/09/2011 18:18



J'ai trouvé sympa moyen car j'attendais plus de Moretti mais bonne surprise que Piccoli



juliette 21/09/2011 17:41



ouiiiii! c'était bien!