Festival Film Asiatique 2011

Publié le par Laetitia BERANGER

Le Festival du Film Asiatique de Deauville marque à mes yeux, le début de la saison festivalière... Je ne sais pas encore exactement  à combien de marathons de ce genre je pourrai me livrer cette année mais j'espère avoir l'opportunité de refaire quelques folles sessions comme celle-ci car je n'aime rien tant que courir d'une projection à l'autre et jouer les boulimiques de fiction cinématographiée !

 

Je suis arrivée à Deauville un peu tard et n'ai donc pu égaler la performance de l'an passé. Ma première projection s'est faite samedi soir, dans la grande salle du CID... 

 

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DETECTIVE DEE, LE MYSTERE DE LA FLAMME FANTOME

De: Tsui HARK (Hong Kong)

 

"En l'an 690, à luoyang, la toute-puissante chine des tang s'apprête à célébrer en grande pompe le couronnement de l'impératrice wu zetian. Mais celle-ci ne montera officiellement sur le trône qu'une fois achevée la construction d'un gigantesque bouddha en plein cœur de la cité impériale. L'effervescence est à son comble sur le chantier lorsqu'une série de phénomènes étranges met soudain en péril la cérémonie. L'impératrice Wu fait alors appel au seul homme qu'elle estime capable de résoudre l'énigme : Dee Renjie, alias detective dee…"

 

Ce film qui fit donc pour moi, office d'ouverture, m'a enchantée : des combats au sabre, des combustions spontanées, une enquête guignolesque, des personnages hauts en couleur... Du grand spectacle à regarder au second, voire au troisième degré !

 

Le lendemain, j'étais dès 9h00 au cinéma du Morny Club, les quatre films suivants allaient s'enchainer entre cette salle et celle du Casino à quelques pas de là...

 

buddha.jpgBUDDHA MOUNTAIN

De: LI Yu (Chine)

 

"Trois amis, ding bo, nan feng et fatso, ont terminé leur dernière année de lycée. Malgré la pression parentale, ils préfèrent arrêter leurs études et refusent de s'inscrire aux examens d'entrée à l'université. Impatients de voler de leurs propres ailes et de trouver du travail, ils se rendent dans la ville de Chengdu où ils louent plusieurs chambres dans la maison d'une ancienne chanteuse de l'opéra de Pékin…"

 

Ah... Le passage critique de l'adolescence à l'âge adulte. On a vu ça 100 fois mais pourtant ces trois-là m'ont touchée. Leur complicité, les difficultés rencontrées et leur manière à chacun de les appréhender. Et puis, leur rencontre avec cette femme enfermée dans sa solitude et ses habitudes. L'influence qu'ils vont avoir les uns sur les autres. De toute beauté... 

 

 

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UDAAN

De: VIKRAMADITYA MOTWANE (Inde)

 

"Après avoir passé huit ans dans un pensionnat, Rohan revient dans la petite ville industrielle de Jamshedpur. Il se retrouve à l'étroit entre un père autoritaire et un jeune demi-frère, dont il ne connaissait pas l'existence. Contraint à travailler dans l'usine sidérurgique de son père ainsi qu'à poursuivre des études d'ingénieur, il tente malgré tout de forger sa propre vie en réalisant son rêve : devenir écrivain."

 

Celui-ci tire fort sur la corde sensible et abuse de la musique indienne à trémolo  mais que voulez-vous, malgré mon coeur de presse-papier, je me suis attachée, indignée et j'ai fondu devant la bouille du petit frère... Une très belle scène transforme Rohan en conteur et donne vraiment envie de s'installer à ses côté pour écouter la suite de l'histoire... 

 

 

cold-fish.jpgCOLD FISH

De: Sion Sono (Japon)

 

"Shamoto tient une petite boutique de poissons tropicaux. Il s'est remarié et sa deuxième femme ne s'entend guère avec sa fille, mitsuko. Un jour, cette dernière va trouver en la personne de monsieur Murata, non seulement un sauveur, mais aussi un homme exerçant le même métier que son père, mais à grande échelle. Il poussera sa bonté jusqu'à lui offrir un travail dans son magasin. Mais monsieur Murata cache de nombreux sombres secrets sous ses manières attentionnées…"

 

Je crois bien que c'est la première fois que je voyais un film aussi barré, trash et absurde ! Tout ne m'a pas déplu mais le dernier quart d'heure m'a quand même sacrément répulsée...  Comment vous dire... Non, là vraiment, c'est très TRES particulier ! 

 

 

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TURNING GATE

De: HONG SANGSOO (Corée)

 

"Gyunsoo est un comédien dont la carrière ne décolle pas. Suite à l'échec de son dernier film, il décide d'aller rendre visite à un vieil ami. Ce dernier lui présente Myungsook qui tombe immédiatement amoureuse de lui."

 

On dit d'Hong Sangsoo qu'il est le Rohmer coréen, je ne connais pas assez leur travail respectif pour le confirmer mais ce film m'a laissée tout à fait mitigée. Dans le genre histoires de couple, chassés-croisés et litres de saké, j'avais nettement préféré "Ha ha ha" du même réalisateur. Le film est pourtant aussi bavard mais je ne sais pas, là, je me suis quand même beaucoup ennuyée.

 

 

Le palmarès 2011 est visible ici. Le seul film récompensé parmi ceux que j'ai pu visionner est ... Cold Fish ! Je comprends que la critique ne soit pas restée indifférente mais quant à le primer ! Et pour ce qui est de mon prochain Festival, il devrait être cannois mais rien n'est encore confirmé...

 

 

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