Festival de Cabourg #3

Publié le par Laetitia BERANGER

J'ai traîné à le rédiger mais voici pour la troisième année, mon compte-rendu du Festival du film de Cabourg (et un nouveau grand merci à mon bienfaiteur Jean-Mimi !).

 

 

Samedi 18 juin

 

10h00 - Le journal d'Aurélie Laflamme - Christian LAURENCE

 

Je m'attendais à davantage d'inventions visuelles (comme lorsque les dessins d'Aurélie s'animent à la pointe de son stylo) mais ce film n'en demeure pas moins réjouissant, mignon tout plein... Et si je suis indulgente, c'est aussi à cause de l'accent canadien !

 

 

"Aurélie Laflamme se sent seule dans l’univers, surtout depuis la mort de son père, il y a 5 ans. Et si son père était simplement un extraterrestre ayant quitté la Terre pour rejoindre sa planète? Génétique oblige, Aurélie serait elle-même une extraterrestre ! Ce qui expliquerait bien des choses… C’est à travers les pages de son journal qu’elle décide de confier ses pensées. Entre les joies et les peines, les réussites et les échecs, entre l’amour et l’amitié, Aurélie devra trouver sa place."

 

 

 

 

 

14h00 - Courts métrages

 

Souvent de belles choses dans les sélections de courts métrages... Comme ces deux amoureux qui ne peuvent s'aimer que dans cette dimension parallèle des rêves (et cette image de l'homme qui écrit sur la peau de sa belle pour qu'elle ne l'oublie pas à son réveil). En revanche, je n'étais déjà que très peu sensible aux talents de comédienne d'Hafsia Herzi, je suis encore moins convaincue par sa casquette de réalisatrice !


   Leave Not a Cloud Behind

Cinderela - Magali MAGISTRY

Hymen - Cédric PREVOST

Le Rodba - Hafsia HERZI

Cheveu - Julien HALLARD

Haram - Benoît MARTIN

Leave not a cloud behind - Pablo GONZALES

Prochainement sur vos écrans - Fabrice MARUCA

 

 

16h15 - This way of life - Thomas BURSTYN

 

Quelques très belles scènes comme lorsque le père présente chacun de ses enfants à travers un trait particulier de sa personnalité mais aussi quelques facilités et ficelles tire-larmes qui m'ont agacée comme ce très gros plan sur le visage du père en proie à l'émotion...

 

 

"Une famille : la mère, le père, six enfants et 50 chevaux sauvages ; une plage ; une montagne et une maison incendiée. Dans le décor d’une beauté époustouflante des montagnes Ruahine de Nouvelle-Zélande, Peter Karena et sa femme Colleen luttent pour inculquer à leurs enfants des valeurs d’indépendance, de courage et de bonheur. (...) Tourné sur quatre années, ce film entre dans l’intimité d’une famille maori, révèlant son mode de vie et sa relation avec la nature, les chevaux face à l’adversité et la société en général."

 

 

 

 

18h30 - La guerre est déclarée - Valérie DONZELLI

 

Mon coup de coeur du Festival et également du jury puisque sacré Grand Prix 2011 ! Tous les ingrédients étaient réunis pour faire pleurer dans les chaumières (un joli couple qui s'aime et leur enfant malade) et pourtant, on sourit, parfois même on rit, si si ! Les personnages sont singuliers, ils vivent comme ils le peuvent ce combat, se découragent, se soutiennent, énumèrent en riant leurs peurs, envoient parfois valser les familles, les amis ; ils chantent comme dans un film de Christophe Honoré, les cris et les pleurs sont théâtralisés (l'annonce de la maladie du petit se fait par téléphone, on suit les réactions sur les visages comme on suit le parcours de la précieuse lettre de Juliette à Roméo). Le film est rempli de petits détails facétieux qui désamorcent en permanence tout risque d'apitoiement. C'est dur, c'est la vie et c'est beau, tout simplement !

 

 

 

 

"Un couple, Roméo et Juliette.
Un enfant, Adam.
Un combat, la maladie.
Et surtout, une grande histoire d'amour, la leur..."

 

 

 

 

 

Dimanche 19 juin

 

10h30 - Rendez-vous avec un ange - S. De DARUVAR & Y. THOMAS

 

C'est à la faveur d'une erreur d'aiguillage que je me suis retrouvée dans cette salle (je loupai donc ainsi la deuxième partie du programme de courts métrages) cela ne m'a pas rendue indulgente face à ce film que je n'ai pas beaucoup aimé. Mise en scène appuyée, dialogues improbables, Sergi Lopez est une caricature sur pattes et Isabelle Carré porte des robes en lambeaux aériens pour que l'on comprenne bien qu'elle agit tel un ange... Une très jolie scène néanmoins avec la vieille femme au champagne et une fin ouverte très élégante, filmée comme un opéra.

 

 

 

 

"Judith, jeune infirmière, s’efface tellement devant son mari Roland, tourmenté et en quête d’idéal, qu’elle n’arrive pas à lui dire qu’elle vient de se faire renvoyer. Quand il l’apprend, il se met à la suivre… Il découvre que dans une vie cachée, elle est une autre, mystérieuse et sublime."

 

 

 

 

 

14h30 - Les yeux de sa mère - Thierry KLIFA

 

Des histoires de famille assez compliquées, des personnages comme autant de pelotes de laine à dérouler. Au final, un paquet de noeuds absolument pas démêlés mais malgré tout, un film que j'ai beaucoup aimé ! Une découverte également, Jean-Baptiste Lafarge, un jeune comédien à surveiller de près...

 

 

"Un écrivain en mal d'inspiration infiltre la vie d'une journaliste vedette de la télé et de sa fille danseuse étoile pour écrire, à leur insu, une biographie non autorisée. Pendant ce temps, en Bretagne, un garçon de 20 ans, Bruno, qui habite avec ses parents, ne sait pas encore les conséquences que toute cette histoire va avoir sur son existence..."

 

 

 

 

 

16h30 - Et maintenant, on va où ? - Nadine LABAKI

 

Je garde un assez bon souvenir du précédent film de Nadine LABAKI "Caramel" mais celui-ci m'a paru plus fort, plus abouti, plus drôle aussi ! J'ai adoré la scène d'ouverture, ces femmes en noir qui avancent d'un bloc, leur procession chorégraphiée. Tout ce que j'ai trouvé raté dans "La source des femmes" m'a plu ici ! Les femmes ne font pas la grève de l'amour mais concoctent des gâteaux très spéciaux pour apaiser la violence des hommes et leur faire retrouver raison...



"Sur le chemin qui mène au cimetière du village, une procession de femmes en noir affronte la chaleur du soleil, serrant contre elles les photos de leurs époux, leurs pères ou leurs fils. Certaines portent le voile, d’autres une croix, mais toutes partagent le même deuil, conséquence d’une guerre funeste et inutile. Arrivé à l’entrée du cimetière, le cortège se sépare en deux : l’un musulman, l’autre chrétien. Avec pour toile de fond un pays déchiré par la guerre, « ET MAINTENANT ON VA OÙ ? » raconte la détermination sans faille d’un groupe de femmes de toutes religions, à protéger leur famille et leur village des menaces extérieures."

 

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Neil 09/08/2011 21:58



J'avais bien aimé Les yeux de sa mère, même si je l'avais trouvé un peu prévisible. J'attends en tout cas avec impatience La guerre est déclarée et Et
maintenant on va où ?



Laetitia BERANGER 10/08/2011 11:13



@Neil : "Les yeux de sa mère", prévisible ? Moi j'ai marché à fond et n'ai rien vu venir ! Si les tenants et aboutissants ne sont plus très frais dans ma mémoire, je me souviens en revanche,
avoir trouvé la dernière partie assez déconcertante... Si tu peux d'ailleurs, m'éclairer sur les motivations de Nicolas Duvauchelle, je suis preneuse :-) Quand à "La guerre est déclarée", la
bande-annonce passe à présent dans les salles et elle me donne furieusement envie de le revoir !



Vance 27/07/2011 08:51



Tout ce qu'il te faut, c'est voir un film et donner une note (qu'elle soit sur 5 ou pas, je peux m'arranger ensuite, les calculettes existent). Pas nécessaire de publier mais si tu le fais, je me
débrouille pour insérer un lien vers au moins un article (le plus dur pour moi car on est déjà plus de 50 !). 


Les notes sont à envoyer par mail ou en commentaire (certains me les communiquent sur Facebook aussi). Alors, ça te dit ?



Laetitia BERANGER 02/08/2011 10:16



@Vance : Et le mieux, c'est de te les envoyer au fil de l'eau ou une fois par mois sur tout ce que j'aurais vu au ciné ?



Vance 26/07/2011 12:17



Au fait, si tu es capable d'écrirre sur les films que tu vois, tu peux mettre une note ? Dans ce cas, tu pourrais participer au Palmarès Interblogs que j'anime !



Laetitia BERANGER 26/07/2011 18:17



@Vance : Oh oui, elle doit pouvoir le faire :-) Une note sur 5, c'est ça ? Et je te la communique comment ? Via ton blog ou par mail ? Si je cause de tous les films vus sur Twitter, je ne fais
pas systématiquement de billet ici, j'ai le droit de donner une note sans publier de critique ? Pfiouuu, que de questions ;-)



Thomas Grascoeur 13/07/2011 15:40



De belles critiques et un beau blog!



Laetitia BERANGER 21/07/2011 11:22



Voilà qui me fait bien plaisir ! Merci Thomas, je m'en vais de ce pas faire un tour par chez toi :-)