Lectures novembre 2006

Publié le par Laëtitia BERANGER

 

Arto PAASILINNA - Petits suicides entre amis

Drôle de livre pour un sujet pas drôle du tout ! Léger, presque burlesque, étrangement distrayant quoi !

Petits suicides entre amis

 

Un beau matin, Onni Rellonen, petit entrepreneur dont les affaires périclitent, et le colonel Hermanni Kemppainen, veuf éploré, décident de se suicider. Le hasard veut qu'ils échouent dans la même grange. Dérangés par cette rencontre fortuite, ils se rendent à l'évidence : nombreux sont les candidats au suicide. Dès lors, pourquoi ne pas fonder une association et publier une annonce dans le journal ? Le succès ne se fait pas attendre.

 

Un périple loufoque mené à un train d'enfer, des falaises de l'océan arctique jusqu'au cap Saint-Vincent au Portugal. L'occasion aussi d'une réflexion férocement drôle sur le suicide.

Tonino BENACQUISTA - La Commedia des ratés

Je ne suis pas rentrée dedans tout de suite, je le trouvais en-dessous des précédents. Puis, l'histoire s'est installée et j'ai passé un bon moment. Personnages attachants et divine ode à la "pasta" !

La commedia des ratés

Car tout était déjà en moi, enfoui. Quelque chose entre la tragédie grecque et la comédie à l'italienne. Une farce bouffonne au goût amer, un drame dont on se retient de rire. Ni une complainte, ni une leçon, ni une morale. Juste une ode à la déroute, un poème chantant la toute-puissance de l'absurdité face au bon sens... La commedia des ratés a remporté en 1991 le Grand Prix de littérature policière, le trophée 813 du meilleur roman et le prix Mystère de la critique.

Maxence FERMINE - Opium

J'avais aimé "Neige", j'ai savouré "Opium". A lire avec une tasse de thé vert à la main pour parfaire le voyage (Je recommande le "Sencha" aux débutants, on le nomme aussi "thé de l'hospitalité" au Japon).

Opium

C'est une route aux mille parfums, aux mille périls aussi : celle qui, partant de Londres pour atteindre les Indes, se perd irrémédiablement dans l'Empire de la Chine. Un périple que l'on nomme la route du thé. Pour la première fois, en 1838, un homme va s'y aventurer, décidé à percer le secret des thés verts, bleus et blancs, inconnus en Angleterre.

Au fil de son voyage, il va rencontrer Pearle, un riche négociant irlandais, Wang, le gardien de la vallée sacrée, Lu Chen, l'invisible empereur du thé, et Loan, une Chinoise aux yeux verts qui porte, tatouée sur son épaule, une fleur de pavot. Au terme de sa quête, l'opium. Un amour que l'on ne choisit pas.

Tonino BENACQUISTA - Le serrurier volant

Lecture un peu spéciale, sans doute liée au fait qu'il s'agit d'un livre illustré. Malheureusement, sans grande surprise suite à la présentation bien trop complète faite chez "Atout-livre". Du plaisir néanmoins à découvrir ce serrurier pas comme les autres. Expérience à renouveler.

Le serrurier volant

Je suis enfermé dehors. Après trois ans de métier, Marc ne relevait plus les phrases toutes faites, et celle-là était la plus courante. Il se contentait de saisir son matériel et d'enfourcher son scooter pour voler au secours du client...

Marguerite DURAS - L'homme assis dans le couloir

C'est mon premier Duras et c'est une mauvaise pioche. Violent, cru, moche... Lecture très déplaisante.

Homme assis dans le couloir (L')

L'homme assis dans le couloir est le court récit d'une femme qui décrit un couple en train de faire l'amour. Le texte garde un mode narratif malgré la déstructuration du récit. Il joue sur les différents angles de vue et les différentes possibilités de perception. Au-delà de l'anecdote qui nous rappelle le trio qu'ont formé Duras, Anthelme son mari et Mascolo son amant, il met en scène les différents points de vue : qui regarde quoi, comment le regard de l'un modifie l'acte des autres.

Marguerite DURAS - C'est tout

Je laisse courir ma blanche main sur le rayon et attrape celui-ci pour une seconde chance. Et là, j'adore. Parfois, j'y comprends rien et c'est sublime quand même, parfois c'est tout simple et ça dit presque trop.

 

C'est tout

Un journal, une lettre d’amour, un livre. Des phrases dites ou écrites, tout uniment, comme des appels à l’amant adoré à la fois fictif et réel, de qui provient l’écriture, vers qui elle va. Cet amour qui aspire l’entier désir d’un être pour un autre être, sa vie. Avec la mort également puissante et présente, les vagues de découragement, la panique du néant proche et de la perte. Tout est là, de l’oeuvre et de la vie vécues ensemble dans le même mouvement exigeant et féroce. Les personnages anciens, les mots, les éclairs de drôlerie, les pieds sur terre, les pleurs.

« Ecrire toute sa vie, ça apprend à écrire. Ça ne sauve de rien. »

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lauraska 04/02/2008 17:38

bonjour, je suis en premiére littéraire et je travaille en TPE sur l' homme assis dans le couloir de Duras. j' ai vu que tu n' as pas aimé et je voudrais savoir pourquoi. personnellement j' ai beaucoup aimé (c'est mon premier Duras) mais j' ai préféré Moderato Cantabile. Je me suis permise de reprendre une des phrases de ton commentaire sur L'homme assis dans le couloir pour l' intégrer à mon analyse, j' espère que ça ne te dérange pas. je te laisse mon email, j' aime beaucoup ton blog (étant passionnée de littérature^^). merci de partager ça. a ++lauraringo57@hotmail.fr

Laetitia BERANGER 09/02/2008 19:26

Aucun soucis Lauraska pour le com bien qu'il soit très léger, s'il peut t'être utile j'en suis ravie ! Je t'envoie un mail dans le week end pour essayer de t'en dire plus.;.

Lo 04/12/2006 16:29

Ca me donne envie de combler mon inculture en découvrant Maguerite Duras, et Maxence Fermine, de qui j'ai d'ailleurs souvent lu beaucoup de bien sur d'autres blogs..... Merci Laëtitia !