Rencontre avec Tonino BENACQUISTA

Publié le par Laëtitia BERANGER

 

La semaine dernière j’ai découvert, non sans plaisir, une très chouette librairie à Daumesnil. Dommage que ça ne soit pas mon quartier ! Cette librairie « Atout-livre » accueillait Tonino BENACQUISTA et Jacques TARDI pour la sortie d’une œuvre commune « Le serrurier volant ». J’y étais…

                                              

 

 

 

Première découverte, la maison d’édition « Estuaire » (représentée par Didier PLATTEAU également présent) qui propose de singuliers bouquins. De par leur contenu, ces « carnets littéraires » regroupent le travail commun d’un auteur et d’un illustrateur ou d’un photographe. Et de par leur look, des coins arrondis et des pages toutes douces, vraiment agréable en mains ! Le « Serrurier volant » est le 16ème carnet, allez jeter un œil sur le site, ça donne très envie d’entamer une collection ;-)

 

BENACQUISTA prend ensuite la parole pour nous présenter son serrurier. J’apprends dans la foulée que cet auteur que j’adore est également scénariste et qu’il a collaboré avec Jaques AUDIARD sur « Sur mes lèvres » et « De battre mon cœur s’est arrêté ». Ce dernier m’ayant complètement bouleversée (et non ça n’est pas dû uniquement au fait que le charmant Romain DURIS y soit omniprésent !). Ce serrurier devait donc à l’origine figurer dans « Sur mes lèvres » et n’y avait finalement pas trouvé sa place. Gardé jusqu’à alors dans un petit coin de sa tête, BENACQUISTA décide aujourd’hui de raconter son histoire. Bon, l’inconvénient de ce genre de rencontre (certes je n’en ai que 2 à mon actif) c’est que les intervenants ne peuvent s’empêcher d’en dévoiler trop… beaucoup trop !

 

 

 

Je livre donc ma version soft : c’est l’histoire d’un mec banal en phase avec sa banalité qui suite à un « accident » va voir sa vie transformée. Il passe de convoyeur de fonds à … serrurier, vous l’aurez compris. Le tout peut se résumer par une belle phrase de BENACQUISTA qui disait quelque chose comme : « Cette homme ferme la porte au monde mais ouvre les portes des autres ».

 

Puis c’est au tour de Jacques TARDI de s’exprimer, je ne le connaissais pas. Les fans pourront se moquer mais non, je n’ai jamais entendu parler d’Adèles Blanc-Sec ! Ce qui m’a intéressée, c’est le récit des étapes. BENACQUISTA fourni le texte, TARDI compose ensuite un carnet alternant texte et esquisses. Vient ensuite l’exécution des dessins puis la mise en couleur. TARDI explique que dans la première version les dessins étaient très colorés (selon lui c’est un délire lié aux belles journées d’été ! rires), les couleurs ont ensuite été atténuées pour arriver à la version finale en sépia. Une exposition des planches originales est en place jusqu’au 2 décembre dans la librairie.

 

 

Les deux hommes ont l’air assez complices. Ils connaissaient chacun le travail de l’autre et avouent baigner dans des univers assez noirs. Pour l’anecdote, TARDI avait dessiné BENACQUISTA dans un de ses albums !

 

 

 

La présentation est suivie de quelques questions timides, puis vient le moment tant attendu des dédicaces… Je prends mon courage à deux mains, impressionnée d’approcher un si chouette auteur et tend timidement mon exemplaire pour un grigri. M. BENACQUISTA bienveillant accepte même un échange de quelques minutes sur un réflexion que je lui propose. Est-il particulièrement intrigué par le « changement de vie » ? Je pense à mes mafieux préférés de « Malavita » et ces deux hommes qui se lancent un pari dans « Quelqu’un d’autre ». Après une moue de reflexion, il me répondra que c’est plus largement la « métamorphose » qui le botte (pardon pour ce raccourci !) D’où la dédicace… (si c'est illisible: Le serrurier volant, une métamorphose comme une autre). En résumé, un vrai petit moment privilégié face à cet auteur que je vous recommande chaudement.

Critique du « Serrurier volant » à suivre…

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Lo 01/12/2006 11:12

Wouahhh, Tonino Benacquista, quelle chance !! A propos des écrivains (ou attachés) qui en disent un peu long sur leurs bouquins........, peut-être qu'ils sont habitués à avoir en face d'eux des journalistes ou des critiques littéraires qui ne lisent pas, donc qui veulent tout savoir d'un bouquin pour pouvoir en parler..................... non ?