Lectures septembre 2006

Publié le par Laëtitia BERANGER

Alice SEBOLD - La nostalgie de l'ange

 

Lecture à la fois prenante et divertissante. J'ai aimé le point de vue "d'en-haut" qui ammène un regard nouveau et la vraie richesse des personnages. Ils sont nombreux et chacun a pourtant sa place dans l'intrigue. L'histoire est bien menée et ouvre de nouvelles portes jusqu'à la fin.

La nostalgie de l'ange

L'histoire commence après le viol et le meurtre de Susie, 14 ans. Depuis le paradis, elle observe tendrement ceux qu'elle a laissés, sa famille, le policier chargé de l'enquête, son meurtrier. Son regard plein d'émotions dépasse l'horreur et la douleur, pour inspirer le pardon, la renaissance et la vie.

 

Bernard WERBER - Le papillon des étoiles

DE-CE-VANT... Après la soirée toute particulière pendant laquelle le livre m'avait été présenté, j'avais eu envie d'y croire. Et bien, à tord ! Je rassure les fans inconditionnels, c'est du Werber comme on en a l'habitude. Sûrement trop l'habitude, en ce qui me concerne. Pas de surprise, pas de nouveauté: les mêmes grands mythes tout juste revisités, une énième encyclopédie, un procédé accélérateur de temps qui résume maladroitement 1000 ans et alors la fin... GROSSE COMME UNE MAISON ! Tout ceci manque cruellement de finesse. Vraiment dommage.

 

Le papillon des étoiles

Notre planète court à sa perte…
Décidant d'aller voir si l'aventure humaine peut recommencer ailleurs, un jeune ingénieur en aéronautique conçoit et fabrique alors un gigantesque " papillon céleste ", capable de se propulser dans le vide interstellaire. A bord du vaisseau, des humains et tout un matériel biologique, animal et végétal, nécessaire à la survie de plusieurs générations. Mais à peine dépassé le système solaire, l'intempérance, la nostalgie, la jalousie, la haine détruisent le beau rêve de ce voyage. Quand le vaisseau arrive à destination, ils sont encore six à bord alors que la navette nodule prévue pour descendre sur la nouvelle Terre ne contient que deux places pour les Adam et Ève de ce monde futur…

 

Massimo CARLOTTO - Rien, plus rien au monde

"Noir c'est noir" ! Un portrait net et sans bavure (enfin pas pour tout le monde) de la folie de cette mère de famille qui pète complètement les plombs à cause (entre autre) de son adolescente de fille. Dérangeant, mais très efficace dans son genre.

Rien, plus rien au monde

Abrutie d'alcool et de télévision, lasse de sa vie, elle a reporté tous ses espoirs sur sa fille, et elle sombre dans la folie la plus noire. De cette tragédie, on ne connaît que son monologue intérieur banal et délirant qui nous dit la fin de la classe ouvrière, la cohabitation difficile avec les immigrés, le manque de travail, la difficulté à joindre les deux bouts quand on n'est plus productif, l'absence totale de perspectives, la frénésie de consommation pour se sentir vivant, la télé comme seul modèle et moyen d'évasion face à la noirceur de l'existence... Avec un réalisme psychologique percutant, l'auteur met en scène une vision cruelle de notre monde. Et tend un miroir impitoyable à toutes les sociétés européennes.

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bertfromsang 21/08/2010 08:34



à propos de werber...


http://fr.netlog.com/bertfromsang/blog/tag=Bernard+Werber



CopinePauline 10/03/2010 21:20


j'ai lu La nostalgie de l'ange il y a deux semaines. je voulais avoir une théorie sur ce qu'il y a "après". ben je n'aurais peut-être pas dû, je
n'ose rien faire de mal de peur de décevoir mes proches disparus :-)))
le roman m'a bien plu, j'avais peur de m'ennuyer, mais en fait ça passe tout seul.

PS : sur la photo, tu ressembles à Alexia Laroche-Joubert de la starac, c'est rigolo !


Laetitia BERANGER 16/03/2010 09:28


Hello chère CopinePauline, nous sommes d'accord, ce bouquin se lit très bien mais ça n'est pas très réjouissant :-) On a déjà à coeur de ne pas décevoir les vivants alors s'il faut en plus se
soucier des disparus... on n'est pas rendus ! On se voit bientôt ? Histoire de te rappeler que je ne ressemble pas à Alexia "dans la vraie vie" :-)


Val 02/07/2008 13:43

J'arrive un peu tard, puisque j'ai préféré attendre la sortie du papillon en poche. J'ai bien fait...Trop déçue par tant d'approximation, de pirouettes et raccourcis ridicules. Et oui David, moi aussi je n'ai pu m'empêcher de comparer à Rama. Enfin au début.Ce qui me met en colère, c'est de voir que Werber était pour moi un écrivain de génie (cycle des fourmis, des thanatonautes, l'arbre des possibles) puis un écrivain moyen avec son cycle sur les dieux et là franchement mauvais.

xav 24/11/2006 00:43

Le Papillon des Etoiles est de très loin le PIRE bouquin que j'ai pu lire, tous auteurs confondus.Les invraissemblances en sont peut être l'aspect le moins gênant, bien que ridiculisant passablement leur auteur.L'auteur n'a pas la moindre notion du temps, et certaines lacunes scientifiques impardonnable quand on a ses prétentions.C'est preque à chaque page qu'on tombe sur une absurdité, parfois risible.Une incroyable collection de clichés sur l'humanité destinée à la guerre et la destruction...Le style est insupportable, digne des pires Arlequins ("l'échange de nos fluides vitaux [...] une sublimation [...]" - ah bon ? il y a échange ?)La femme destinée à faire renaitre l'humanité sur une nouvelle planète fait la cuisine et le ménage, et peaufine les recettes de cuissons de dinosaures à l'aide d'herbes broyées...Ce livre est consternant, très bête, très mal écrit.

David 02/11/2006 18:53

Salut Laetitia,Effectivement, j\\\'ai lu les thanatonautes il y a quelques années et je reconnais que c\\\'est au-dessus du Papillon des Etoiles. Mais je persiste à dire que le Papillon mérite d\\\'être lu. Je crois que ce roman ne prétend pas à être de la science-fiction ni de l\\\'anticipation. C\\\'est avant tout un conte avec des références SF. Car si on se place sur le plan de la SF, il ne tient pas 10 secondes la comparaison avec "Rendez vous avec Rama"