Le Petit Théâtre Baraque

Publié le par Laetitia BERANGER

Je le dis, je le répète... depuis que j'écoute la radio, ma vie est plus belle ! J'entends parler de choses à côté desquelles je serais sans nul doute passée, comme ce spectacle "Augustes" :


"Le Petit Théâtre Baraque plante à nouveau dans le jardin de la Fondation Cartier son minuscule chapiteau qui évoque la forme d’un tonneau. Couleurs et matières, perspectives tronquées, fragments de musique et discours avortés : Augustes est un spectacle hors du temps. Il met en scène l’errance de deux clowns, figures universelles de nos communes solitudes. « À travers la rumeur et dans le fatras déconstruit de la fosse aux apparitions, deux figures d’Augustes tentent de retrouver les appuis disparus de leurs gestes anciens, de leurs élans grotesques, enfouis sous les multiples couches déposées par le temps. Une grimace, une démarche, ébauchées pour réveiller la mécanique de toute une vie ? Ils cherchent bien parfois à s’extirper de là, mais reviennent quand même à leur inévitable manège. On les entend échanger quelques propos par bribes, quelque affaire de trappe inaccessible ou de couleurs qui s’évanouissent. Ils tentent encore une tirade grandiloquente, une gesticulation désespérée… Quand à nouveau résonnent les roulements de tambour et les martèlements de la parade, le combat intérieur fait rage qui pourrait bien les engloutir. »  Nigloo et Branlo."

 


C'est dans l'émission "Studio 168" du 16 avril (était également invité Clément Ribes - jeune protégé de Chloé Delaume - pour son roman "La question" qui m'intrigue énormément) que j'ai entendu parler de cet étrange spectacle. J'ai tout de suite senti qu'il fallait que j'y assiste, j'étais donc folle de joie d'obtenir des places alors que tout était presque complet ! Il faut que vous sachiez que la structure même de ce "tonneau" ne permet d'accueillir que 32 spectateurs mais je préfère garder secret une partie du dispositif scénique car l'étonnement, le bouleversement des repères font partie intégrante du spectacle. Tout ce que je peux dire, c'est que l'on regarde évoluer ces deux êtres d'en-haut. C'est drôle et c'est beau ; la musique, la lenteur des mouvements, les conversations murmurées... autant d'éléments qui contribuent à vous faire passer un moment unique, une parenthèse. Au moment de repousser le rideau, le jardin de la Fondation Cartier s'est teintée d'une ambiance foraine : un feu de bois, du vin, des chansons russes... mais où sommes-nous ?


Poétique, intimiste, étonnant... et itinérant ! Guettez leur passage, je crois qu'ils sont en route pour Bordeaux... Je viens de trouver une vidéo du montage du petit théâtre baraque. Je ne résiste pas au plaisir de la partager ici même si cela vous donne quelques indices sur sa structure... ce qui s'y joue n'en reste pas moins mystérieux !

Publié dans Les mots en scène

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Lucile 01/05/2009 19:01

Laetitia ou l'art de dénicher des super-spectacles! :) Ca a l'air super! Bordeaux?... Hum, peut-être bientôt pour moi, alors!? ;-) Bises miss!

Laetitia BERANGER 04/05/2009 10:28


Ahhh, si d'aventure tu changeais d'avis... et devenais parisienne... je te ferais partager mes trouvailles ma Lucile !!! Et pis mince, nous aussi on a les paniers bio ;-)