Lectures mars 2009

Publié le par Laetitia BERANGER


Je voudrais me suicider mais j'ai pas le temps - Jean TEULE & Florence CESTAC

Drôle à pleurer... Triste à pleurer...  Un langage vert (et c'est peu dire !), une chienne prénommée "La méchanceté" ; Schlingo carburait à l'excès : un bonhomme aussi ingérable qu'attachant ! Je ne le connaissais pas avant d'entendre Jean Teulé et Florence Cestac parler de lui dans "Eclectic" (France Inter encore, oui). Moi qui ne lis que très peu de BD, je ne regrette pas mon achat. Un très bel hommage, un sacré personnage.

Je voudrais me suicider mais j'ai pas le temps

"Une épouse et son mari voulaient une jolie petite fille à cajoler, ils ont eu un garçon tout vilain et cassé. L'enfant a grandi, cabossé, pour devenir Charlie Schlingo - improbable auteur de bande dessinée décérébrée, de blagues foireuses et de chansons branques, mort à 49 ans en 2005. Florence Cestac et Jean Teulé, qui l'ont bien connu, ont décidé de réaliser sa bio - le portrait d'un poète déglingué, une vie incroyable entre tragédie et farce énorme, et surtout un époustouflant destin d'homme."


La voleuse de livres - Marcus ZUSAK

Il m'a fallu un peu de temps pour y entrer. Le mode de narration tout particulier me gênait un peu, je crois. Et puis, l'histoire a pris le dessus... Je n'ai plus lâché le livre, je m'y suis agrippée. Je réalise combien certains livres sont de bons compagnons. La dernière page tournée, ils laissent un vide et de la peine à quitter les personnages. C'est le cas de la petite Liesel...

La voleuse de livres

"Un roman où il est question : d'une fillette, de mots, d'un accordéoniste, de fanatiques, d'un boxeur juif, d'un certain nombre de vols... C'est la Mort elle-même qui raconte cette histoire. Dotée d'un humour noir, sarcastique, mais compatissant, elle est témoin de la folie des hommes. Tout semble perdu d'avance, sauf quand se distinguent des enfants rebelles et des Allemands qui n'obéissent pas aux règles... Quand la mort vous raconte une histoire, vous avez tout intérêt à l'écouter !"



La route - Cormac MC CARTHY

Il me faisait envie depuis longtemps celui-là... Je ne savais pourtant pas vraiment à quoi m'attendre et c'est tant mieux car je ne m'y serai peut-être pas aventurée ! Un roman très particulier pour lequel il m'a fallu là-aussi, un temps d'adaptation. Je ne voudrais surtout pas en dire trop mais j'ai lu peu de livres où la forme était à ce point liée au fond. L'écriture est minimaliste mais ouvre sur un territoire immense.

La route


"L’apocalypse a eu lieu. Le monde est dévasté, couvert de cendres. On ne sait rien des causes de ce cataclysme. Un père et son fils errent sur une route, poussant un caddie rempli d’objets hétéroclites et de vieilles couvertures. Ils sont sur leurs gardes car le danger peut surgir à tout moment. Ils affrontent la pluie, la neige, le froid. Et ce qui reste d’une humanité retournée à la barbarie. Cormac McCarthy raconte leur odyssée dans ce récit dépouillé à l’extrême. "



L'art et la manière d'aborder son chef de service pour lui demander une augmentation - Georges PEREC

Lecture fastidieuse mais c'est le but du jeu ! J'ai souri pourtant, sûrement plus de la folledinguerie du procédé que du texte en lui-même. A souligner, une postface très bien faite, expliquant la démarche de Pérec. Je crois que je recommanderais même de commencer par là !

L'art et la maniere d'aborder son chef de service pour lui demander une augmentation

"«Ayant mûrement réfléchi ayant pris votre courage à deux mains vous vous décidez à aller trouver votre chef de service pour lui demander une augmentation vous allez donc trouver votre chef de service disons pour simplifier car il faut toujours simplifier qu’il s’appelle monsieur Xavier c’est-à-dire monsieur ou plutôt mr x donc vous allez trouver mr x là de deux choses l’une ou bien mr x est dans son bureau ou bien mr x n’est pas dans son bureau»

Georges Perec nous entraîne dans le récit, hilarant, d’une véritable course d’obstacles où, selon une logique imparable, de rebondissements en rendez-vous manqués, d’épidémies de rougeole en intoxications alimentaires, les perspectives d’une rencontre avec un très évanescent chef de service deviennent de plus en plus improbables."


Dans ma maison sous terre - Chloé DELAUME

Forcément, je termine par celui-ci. Parce que je garde le meilleur pour la fin mais aussi - soyons honnête - parce que je ne sais pas encore comment m'y prendre pour exprimer tout le bien que j'en pense ! Dès les premières lignes, j'ai su. J'ai su que cette manière d'écrire, de faire, m'atteindrait. Il me reste des images saisissantes comme la tombe de la mère "avec le grand-père dessus", la musicalité du texte et cette question troublante "Que choisir : l'écriture ou la vie" ? Je n'avais jamais rien lu de tel, un livre qui pourrait tuer. Je sais qu'il fait partie des rares que j'aurais envie de relire car je n'ai pas pris le temps de le savourer, d'en apprécier toute la singularité. Je viens d'écouter la BO, elle fait très bien écho au texte, fantasmagorique à souhait... A écouter ici.

Dans ma maison sous terre


"C'est un cimetière. Où Chloé tente d'écrire un livre de vengeance, un livre qui pourrait tuer. Sa cible, c'est la grand-mère, femme dénuée d'empathie, qui lui a révélé par le biais d'une tierce personne un secret de famille. De ces secrets qui dévastent et ruinent l'identité. Apparaît Théophile, un personnage étrange, grand habitué des lieux. A ses côtés Chloé va visiter les tombes, et entendre les morts un à un se confier. Chacun a son histoire, sa musique, sa chanson. Et sa leçon, peut-être. Qui pourrait être utile à la reconstruction de ce Moi saccagé. Entrelaçant quête personnelle et voix des disparus, Dans ma maison sous terre est un roman qui interroge notre rapport à la mort, à la littérature et à la psychanalyse."

 

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Lucile 07/04/2010 20:15



Meuh voui, ma cops! ;-) (je précise que j'écris ce commentaire en dehors de mes horaires de travail! Rapport à l'orthographe, surtout! ^_^)



Lucile 06/04/2010 12:13



Certes, l'important est d'avoir lu le livre ; en fait, j'ai écrit ce "surtout" parce que ça faisait longtemps que j'avais fini "La Route" mais que j'ai attendu d'avoir publié mon billet pour
poster ce commentaire! ^_^ Enfin, je suis bien d'accord avec toi : avant on se passait de nos blogs, donc l'info primordiale n'est pas qu'on a rédigé un billet, je me fouette et me repens de ce
commentaire mal formulé! Et pour l'heure, je vais manger, tiens! Bon ap'!



Laetitia BERANGER 07/04/2010 18:45



@Lucile : Oh non ! Je n'attendais pas tant de violence ! Tu sais bien que j'aime te taquiner et relativiser l'importance des rapports bloggosphèriques :-)



Lucile 01/04/2010 00:49



Ca y est, j'ai lu La Route (et surtout : rédigé mon billet, qui paraîtra demain). Beaucoup aimé! Je n'ai pas eu besoin du temps d'adaptation dont tu parles, par contre je te suis
complètement sur ce que tu dis de l'adéquation fond/forme!



Laetitia BERANGER 06/04/2010 10:00



@Lucile : Comment ça : "et surtout rédigé mon billet" ?! Tttt l'important, c'est d'avoir lu La route pas d'en avoir fait un billet, non ?!! M'enfin... bon, je vais quand même aller le lire
:-)



dissertation introduction 01/10/2009 13:20


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_________________

dissertation introduction


Cécile+de+Quoi+de+9 21/04/2009 03:56

ah que je regrette d'avoir reposé ce livre au salon du livre...

Laetitia BERANGER 21/04/2009 10:39


@Karine : Oui, de biens meilleurs choix que le mois dernier, ça fait du bien !
@Praline : Si tu veux creuser dans sa maison sous terre, je peux te le prêter ;-)
@Lucile : La voleuse te plaira, j'en suis quasi sûre ! La route, c'est vraiment spécial donc à voir et pour Chloé... Ah ! Chloé... même proposition qu'à Praline !
@Cécile : Quel livre as-tu reposé ? C'est peut-être pas si grave ?!