Lecture Avril 2006

Publié le par Laëtitia BERANGER

Lectures très éclectiques ce mois-ci ;-)

 

Alexandre JARDIN - Le roman des Jardin

Lecture divertissante même si l'histoire part un peu dans tous les sens et si le style d'Alexandre Jardin reste intact. Ah ! Comme les déjeuners du dimanche seraient plus pétillants avec une telle famille !!

 

Le roman des Jardin

 
« Dois-je avouer que, soudain, j'en ai eu assez de me cacher publiquement en écrivant des romans de bon garçon ? Que mes petites épopées sur l'extase conjugale m'ont paru, la quarantaine venue, bien pâlichonnes au regard des folies de ma famille ? Bon sang, me suis-je dit : jusqu'à quand auras-tu peur d'être un Jardin ? Il faut admettre que le sang des Jardin est un breuvage à hauts risques. Une gorgée, et bas les masques ! Cap sur les sentiments incorrects ; sur des fièvres bizarres, loufoques, grisantes ; sur ces hurluberlus qui font ma tribu et qui embellirent leur vie de magnifiques audaces...
AJ.
 
 

John FANTE - Mon chien stupide

Un délicieux portrait du chien "Stupide" et de sa famille d'adoption. J'ai adoré les réflexions du père de famille voyant sa vie chamboulée par ce gros chien, de l'humour avec une bonne dose d'ironie comme j'aime !

 

" Si vous avez des idées noires, plongez-vous dans Mon Chien Stupide. Vous en sortirez revigoré. Le nouvel avatar de Fante, alias Bandini, est un quinquagénaire vivant sur le bord du Pacifique avec sa femme et ses quatre enfants qui le font tourner en bourrique. Il recueille un énorme quadrupède, Stupide, un chien étrange qui complète la maisonnée. C'est à la fois drôle, ironique, tragique, bouleversant et merveilleusement écrit. A lire de toute urgence. "
Pierre Roudil, Figaro Magazine


 

Stefan ZWEIG - La confusion des sentiments

 

J'ai eu du mal au début (phrases un peu longues et notes de bas de pages !) mais au final, je reste scotchée par cette description complexe des sentiments. Le choix des mots et cette montée en puissance me laisse vraiment admirative...

La Confusion des sentiments

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Au soir de sa vie, un vieux professeur se souvient de l'aventure qui, plus que les honneurs et la réussite de sa carrière, a marqué sa vie. A dix-neuf ans, il a été fasciné par la personnalité d'un de ses professeurs ; l'admiration et la recherche inconsciente d'un Père font alors naître en lui un sentiment mêlé d'idolâtrie, de soumission et d'un amour presque morbide.
Freud a salué la finesse et la vérité avec laquelle l'auteur d'Amok et du Joueur d'échecs restituait le trouble d'une passion et le malaise qu'elle engendre chez celui qui en est l'objet.
Paru en 1927, ce récit bref et profond connut un succès fulgurant, en raison de la nouveauté audacieuse du sujet. Il demeure assurément l'un des chefs-d'ouvre du grand écrivain autrichien
.
 
 
NB: A lire aussi de toute urgence et du même auteur: "Le joueur d'échecs" qui m'a laissé un souvenir incroyable.

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Dominique 07/05/2006 00:02

J'ai lu aussi Le joueur d'échec, c'est un livre qui m'a enchantée. J'ai vécu avec ces mots, cette histoire et je l'ai offert à tour de bras. J'ai lu dans la foulée Le Pigeon : vous ne regarderez jamais un volatile de la même manière, les araignées passent pour de douces rêveuses à côté !
Zweig étonne, il faut parfois passer outre certains découragement mais on est toujours récompensé.
En ce moment sur un autre registre je découvre d'autres nouvelles de Buzzati (Bestiaire). C'est l'absurdité des situations qui rappellent Le Pigeon, ovni de Zweig.