Tourner en rond.. point !

Publié le par Laetitia BERANGER


LES DIABLOGUES


De
Roland Dubillard, mise en scène d'Anne Bourgeois avec Jacques Gamblin et François Morel. Durée 1h30.
Jusqu'au 7 décembre.



"Il faut des acteurs étranges, sobrement comiques, à l’oreille fine, un peu ahuris, pour jouer ce texte sucré-salé. Cette fois, c’est François Morel et Jacques Gamblin. Le premier, fils de Deschamps et des Deschiens, est l’autruche: il relève la tête du sol, d’une question, d’une réponse, et toute l’horlogerie du monde se détraque sous les rires, puisqu’il l’a avalée. Le second, danseur et sportif, est un chamois d’or : corps fin et musclé, tout en arêtes et edelweiss, en équilibre sur la ligne de rêve. Deux très vieux mioches décortiquant les miettes qui tombent, mot à mot, comme si la vie en dépendait. Ce qui est leur cas, et le nôtre. Philippe Lançon – Libération, 6 décembre 2007.

Ça philosophe, ça déraisonne, ça jongle avec les mots.
Et on rattrape ces mots sur la pointe de la langue. L’effroi n’est jamais très loin du rire, tant on est happé par les vertiges de la parole. Derrière tout cela, rien pour se raccrocher, rien, si ce n’est le néant. Jean-Louis Pinte – Figaroscope, 11 novembre 2007.


Comme tous les grands duos burlesques, ils sont différents et complémentaires: Morel, toujours au bord de l’exaspération ou de l’ahurissement, a cette évidence dans l’aberration qui fait tout le sel de l’univers de Dubillard. Gamblin, lui, fin, filou, funambule. Ils sont drôles, très drôles, mais émouvants, aussi, infiniment. Fabienne Darge – Le Monde, 11 décembre 2007".


Les Diablogues
 Je consomme le burlesque et l'absurde avec modération mais ici, le dosage est parfait ! Les raisonnements sont poussés à l'extrême pour nous offrir de jubilantes conclusions, on entame un concerto dans une armoire, on n'arrive pas à sauter parce que l'autre ne se lance pas non plus alors... on reste accroché fermement à son bras. Autant de moyens pour sauter à cloche pied entre rêve et réalité pour mieux rire de nous-mêmes et de nos petites angoisses quotidiennes. Une belle complicité entre les deux comédiens, un dispositif scénique simple mais astucieux, un texte qui rebondit vraiment à merveille. On sourit tout de suite, on rit très vite et ça dure ainsi jusqu'au bout !



Le site du théâtre
La page du spectacle (extrait vidéo)


Les diablogues et autres inventions à deux voixLes nouveaux diablogues

Disponibles également, chez Folio, les textes de Roland Dubillard: "Les diablogues et autres interventions à deux voix" suivis des "Nouveaux diablogues".






J'en parlais déjà
ici mais les les formules d'abonnements du Rond Point sont vraiment très intéressantes. Me voilà donc "encartée" pour un an et ceci pour la modique somme de 10 euros ! Tous les spectacles me sont désormais accessibles au tarif de 10 euros. Youpiiiiii ! A suivre, fin novembre "Le cirque invisible" et en décembre "La veillée des abysses"... Suis bien tentée aussi par la lecture de Jauffret de son "Lacrimosa".


Publié dans Les mots en scène

Commenter cet article

Yohan 20/11/2008 21:35

Ah !  Tout à fait d'accord avec toi pour dire que ce spectacle est une très bonne production comique et absurde. Et le duo d'acteurs est vraiment réussi (je sais que tu préfères Jacques, mais c'est plutot François qui m'a attiré à l'époque (je l'ai vu il y a un an maintenant !)

Laetitia BERANGER 21/11/2008 11:08



Attention Yohan ! Je crois que c'est la seconde fois que nous sommes du même avis ;-) Heureusement, ma préférence va effectivement à Jacques donc nous gardons les mêmes bases d'échanges
contradictoires, ouf !



Orchidee 17/11/2008 21:15

j'ai pu voir ce spectacle cet hiver... j'ai beaucou aimé le duo des deux acteurs... le texte absurbe est bien joué...un peu déçue sur la mise en scène (trop je trouve : le sapin, le placard)mais j'ai aimé

Laetitia BERANGER 18/11/2008 10:37



Bienvenue ici Orchidée ! Il est vrai que plusieurs éléments surviennent sur la fin... comme les sapins qui m'ont bien fait marrer d'ailleurs ! Mais la majeure partie de la pièce est tout de même
dépouillée d'artifices non ? Décidément, un excellent moment pour moi.