Lectures septembre 2008

Publié le par Laetitia BERANGER

Beach Music - Pat CONROY

Vous savez combien j'ai aimé le "Prince des marées", j'avais donc très envie de poursuivre la route avec Pat Conroy mais voilà, je suis un chouilli déçue ! J'ai retrouvé la Caroline du Sud, ses tortues, ses pêcheurs de crevettes et toute cette ambiance qui m'avait séduite précédemment mais quelques longueurs ont gâché mon plaisir et je ne me suis pas autant attachée aux McCall qu'aux Wingo. Une chouette lecture donc mais très en dessous de la précédente à mon goût.

Un double merci à
Cuné pour la découverte de Pat Conroy et pour le prêt de son exemplaire !

Beach music

"Installé à Rome avec sa fille Leah, Jack McCall s’est juré de ne plus revenir à Waterford, sa ville de Caroline-du-Sud, que le suicide de sa femme Shylla et le procès intenté contre lui par sa belle-famille l’ont poussé à quitter. Un télégramme lui annonçant l’agonie de sa mère va cependant le faire changer d’avis. Dès l’arrivée, face à son père, le juge alcoolique, face aux parents de Shylla, hantés par les souvenirs de la Seconde Guerre, face à son frère John, le déséquilibré mental, à son vieux copain Mike, qui veut lui faire écrire un scénario pour Hollywood sur leurs années soixante, les souvenirs affluent… Des souvenirs où les drames de chacun renvoient aux commotions de l’Histoire, de l’Holocauste à la guerre du Viêtnam, à tout un passé chaotique vis-à-vis duquel Jack devra trouver le chemin de la réconciliation. Les forêts et les marécages de Caroline-du-Sud, les plages et les parties de pêche de l’enfance entourent d’une poésie sauvage cette saga aux mille ramifications, où le drame, l’émotion, le rire s’entremêlent à chaque page."


Treize chansons de l'amour noir - Jacques REDA

Je sais, je sais... J'ai longtemps crié sur les toits que la poésie est une chose niaise et ringarde mais que voulez-vous, les certitudes sont faites pour être bousculées ! Ma cops Marie-Noëlle - qui a sans doute senti cette soudaine ouverture d'esprit en moi - m'a donc mis ce recueil entre les mains. Voilà qui m'a permis de passer un très joli moment. La numéro 5, l'une de mes préférées :


"Sous le pont de la rivière / Nous nous sommes retrouvés
Quatre fois. A la première, / J'ai vu tes jupons levés.

A la seconde, un dimanche / L'eau claire avait débordé,
J'ai vu ton épaule blanche / Sous le corsage brodé.

La troisième fut trop brève / Car le temps d'un long baiser
Ne dure pas plus qu'un rêve / A la dernière j'osai

Ce que tu voulais que j'ose. / Un couteau m'a pénétré.
Le soir était noir et rose / Et le pont s'est effondré."



L'amour, roman - Camille LAURENS

J'ai encore du mal à me faire une opinion sur les écrits de Camille Laurens. Je les apprécie puisque c'est le second que je dévore mais comme je me sens voyeuse face à ce procédé d'auto-fiction ! J'aime sa façon de poser les mots sur ce qui ne se dit pas mais je reste un peu réservée face à ce qu'elle me donne à voir par le trou de la serrure ;-)

L'amour roman

"D'où vient l'amour en nous ? Comment se construit cette forme particulière et unique, si différente chez chacun d'entre nous que souvent nous ne la comprenons pas chez l'autre : l'amour ? Le passé la crée peu à peu, tissage de récits déformés, de fables inventées, de mythes personnels, histoires de famille : nous héritons l'amour comme on nous lègue un meuble. Et puis les livres, ce qu'ils nous ont appris de la passion, de la souffrance et du plaisir - pages bâtissant des sentiments, des sensations, un monde, éternel roman du cœur entre illusion et vérité, corps et âme. L'amour, c'est des mots."



L'écriture du désir - Belinda CANNONE

Cet essai m'a donné plus de mal que le précédent et je n'ai hélas, pas trouvé réponses à toutes mes questions ! Les chapîtres sur le "sentiment d'urgence" et la "parole amoureuse" m'ont néanmoins troublée et expérience surprenante, ils ont également complété certains propos tenus par Camille Laurens que je lisais en parallèle. Autre mérite de cet essai, il m'a appris un très joli mot. Le verbe "aboucher" : "Mettre en rapport, en communication verbale, étroite, directe, comme bouche contre bouche". Sublime non ?!



L'écriture du désir

"Il me semble qu'on n'a pas assez dit comment l'activité d'écrire s'enracine dans le désir, parce qu'elle en est une manifestation essentielle. Parce que le désir, élan des forces de vie, parcelle de l'énergie cosmique, se concentre particulièrement dans le désir sensuel et dans l'amour, s'y donne à voir dans son aspect le plus concentré, le plus beau, cet essai ne cessera plus d'entrelacer la narration du désir qui meut l'écrivain à des réflexions sur le désir érotique dont il a parfois à écrire. Il essaiera de dire le désir de connaître que les romans manifestent, et qui nourrit la lecture. Ce qui compose l'étrange et sinueux tracé de la littérature et de notre existence."

 



L'ombre du vent - Carlos RUIZ ZAFON

Les amateurs du "Treizième conte" devraient trouver leur bonheur dans ce livre-là qui sait aussi bien nous parler de notre attachement aux livres. J'ai adoré suivre les recherches du jeune Daniel autour de ce mystérieux auteur et la dernière partie du roman m'a vraiment emmenée loin, loin. Une bien jolie histoire où la réalité et la fiction n'ont de cesse de se mêler; ce que l'on vit à travers les livres, ce que l'on ne peut pas vivre dans sa propre vie...

Merci
Caro pour le prêt !


L'ombre du vent

"Dans la Barcelone de l’après-guerre civile, « ville des prodiges » marquée par la défaite, la vie est difficile, les haines rôdent toujours. Par un matin brumeux de 1945, un homme emmène son petit garçon – Daniel Sempere, le narrateur – dans un lieu mystérieux du quartier gothique : le Cimetière des Livres Oubliés. L’enfant, qui rêve toujours de sa mère morte, est ainsi convié par son père, modeste boutiquier de livres d’occasion, à un étrange rituel qui se transmet de génération en génération : il doit y « adopter » un volume parmi des centaines de milliers. Là, il rencontre le livre qui va changer le cours de sa vie, le marquer à jamais et l’entraîner dans un labyrinthe d’aventures et de secrets « enterrés dans l’âme de la ville » : L’Ombre du Vent.
Avec ce tableau historique, roman d’apprentissage évoquant les émois de l’adolescence, récit fantastique dans la pure tradition du Fantôme de l’Opéra ou du Maître et Marguerite, énigme où les mystères s’emboîtent comme des poupées russes, Carlos Ruiz Zafón mêle inextricablement la littérature et la vie."

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Karine :) 02/10/2008 17:57

L'ombre du vent a été un mééééga coup de coeur l'an dernier.  J'ai littéralement adoré ce livre qui m'a vraiment entraînée ailleurs.  Quant à "Beach music", je suis déçue que tu sois déçue vu qu'il est dans ma pile et que "Le prince des marées" est l'un des livres que je préfère!

Laetitia BERANGER 06/10/2008 11:56


@Lucile : Je vais le rendre à Caro, si tu veux le prendre au passage :-)
@Keisha : Je guette de près ce bouquin de Camille Laurens et je me disais aussi qu'il doit être bien à consommer petit à petit
@Karine : Ne soit pas déçue, il te plaira peut-être plus qu'à moi !


keisha 01/10/2008 12:47

Hors sujet ...Bonjour, une surprise pour toi! Va voir mon blog ou http://en-lisant-en-voyageant.over-blog.com/article-23291894.html

keisha 30/09/2008 16:57

Conroy  : les bons gros pavés comme on les aime, avec de bonnes histoires à l'intérieur : très bien !J'ai feuilleté le livre de Belinda Cannone, il m'a l'air un peu difficile pour l'instant. Plus tard ?J'ai commencé de Camille Laurens : "Tissé par mille" : bonne pioche cette fois, heureuse surprise, je savoure par petites bouchées.Bonnes lectures.

Lucile 30/09/2008 13:41

"L'ombre du vent" me tente beaucoup ... Et l'autofiction toujours pas (pour le côté voyeur que tu évoques!)!