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"Ecriveuse-Liseuse" de belles aventures...
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Dans la main du diable - Anne-Marie GARAT
Un sacré pavé que j'ai trimballé un peu partout avec moi cet été. J'ai englouti la première moitié en quelques jours, en osmose complète avec Gabrielle ! Et puis, j'ai commencé à peiner,
il m'a semblé que l'action devenait très très lente que certains passages étaients trop dilués. Et puis... c'est reparti ! C'est très bien écrit et romanesque à souhait, je n'avais rien lu de tel
depuis - insérez ici votre classique favori - mais cela aurait mérité, à mon goût, un régime de quelques centaines de pages. En le refermant, je n'étais pas triste de quitter les personnages,
j'avais le sentiment d'avoir passé suffisamment de temps en leur compagnie. 
"Dans le Paris de 1913-14, une jeune femme intrépide, Gabrielle Demachy, mène une périlleuse enquête d’amour munie, pour tout indice, d’un sulfureux cahier hongrois recelant tous les poisons –
des secrets de cœur au secret-défense… En forme d’hommage revendiqué à la grande tradition narrative et au mélodrame, cette ample et voluptueuse fresque habitée par les passions, les complots, le
crime, l’espionnage et toutes les aventures qu’en ce début de siècle vivent simultanément la science, le cinéma et l’industrie, inscrit magistralement les destinées sentimentales de son peuple de
personnages dans l’histoire d’une société dont la modernité est en train de bouleverser les repères."
Philippe - Camille LAURENS
Je crois que je vais beaucoup aimer Camille Laurens, je le sens. J'ai choisi de commencer par le livre qui l'a fait basculer dans "l'autofiction", celui qui raconte la mort de son
enfant. C'est atroce et c'est très beau, voilà. Lisez la dernière page à voix haute. Détachez bien chaque mot, sentez comme ils roulent dans la bouche, comme ils sont lourds sur la
langue. Philippe, dites son nom...

"On peut bien dire qu'on est malheureux, mais on ne peut pas dire le malheur. Il n'y a pas de malheur dans le mot malheureux. Tous les mots sont secs. Il reste au bord des larmes. Le malheur est
toujours un secret."
L'élégance des veuves - Alice FERNEY
Alice Ferney possède une bien jolie écriture. Ce petit livre est très fort et vraiment évocateur. Intime, féminin, oui forcément mais en rien réducteur. On y parle de la mort mais
effectivement, surtout de la vie !

"Le spectacle se donne sans fin. Car l'instinct fait germer la chair, le désir la pousse, la harcèle quand elle s'y refuse, jusqu'à tant qu'elle cède, s'affale, se colle à une autre, et que
s'assure la pérennité des lignées amoureuses. " Cela se produit de multiples fois, sans relâche, cela s'enchaîne avec beaucoup de naturel et de grâce. Un cycle sans fin pousse les femmes à se
marier, à enfanter, puis à mourir. Ainsi va le temps, secoué par le rythme des naissances et des morts, quand le besoin de transmettre l'emporte sur le désespoir de la perte d'un être cher. Un
long fil de désir passe au travers des générations. Ce court roman d'une douce gravité est un hymne à la vie et au pouvoir fécondant de la femme."
Le sentiment d'imposture - Belinda CANNONE
Tiens un essai, pour changer... Intelligent et même pas chiant ! Belinda Cannone dissèque ce sentiment d'imposture - dans lequel beaucoup d'entre nous pourraient se reconnaître - d'une
manière tout à fait passionnante et parfois même amusante, si si !

"Par « imposteurs », Belinda Cannone ne désigne pas les escrocs de la confiance, ceux qui en imposent ou qui usurpent une place. L'auteur
décrit un sentiment très commun mais qu'on a toujours grand soin de cacher : l'intime conviction de ne pas être celle ou celui qu'il faudrait être pour occuper légitimement la place dans laquelle
on se trouve, et la crainte d'être démasqué. Si ce trouble met en cause l’identité, il n'engage pourtant pas la question : « Qui suis-je ? », mais à : « Suis-je celle ou celui que je devrais être
pour me trouver à cette place ? ». Et toutes nos ambitions, quelle qu'en soit la nature (professionnelle, amoureuse, existentielle, etc.). peuvent susciter cette inquiétude. En trente-six
allègres chapitres qui vont de la littérature à la psychanalyse en passant par le cinéma, la politique ou nos expériences quotidiennes, cet essai propose récits et réflexions sur l'origine et les
manifestations de ce sentiment d'imposture."
La pluie - Lambé et de Pierpont
Ce jour-là, il pleuvait beaucoup. Quand je suis arrivée à la bibliothèque, mes petits pieds étaient glacés et mes chaussures faisaient floc-floc dans les allées. Cette BD m'a fait de l'oeil
alors je l'ai prise avec moi. Des couleurs délavées, de la sensualité, de la poésie : contemplatif comme j'aime, un joli moment. Et cette pluie qui n'en finissait pas de tomber...

""C'est mon amour. Elle est belle, même quand elle est fatiguée." Il est maître-nageur le jour, elle est sage-femme la nuit, et ils s'aiment. Ce matin-là, en attendant le retour de sa
femme, quelques gouttes de pluie tombent sur la terrasse. Apparemment, rien de très étrange. Pourtant un sentiment d'inquiétude l'envahit. Le lendemain, il pleut encore. " Je n'aurai jamais
d'enfant. Ni d'elle, ni de personne. " Est-ce leur histoire d'amour qui se dilue ou le monde entier qui se noie ? "
Mon blog "Mouvements d'L" :
Voyage en Aquatrain
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Course potagère
Mon audioblog "Klepto'sons" :
A bas la télé, vive les Berryer !
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